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Au groupe PS du Sénat, pas de «danse du ventre» à Montebourg
Le groupe PS du Sénat, ce sont beaucoup de hollandais, mais aussi des aubrystes. Le résultat du premier tour ne peut a priori que les satisfaire. « C’est plus serré qu’annoncé par les sondeurs. C’est un écart de 8 points qui ne tranche pas la question pour dimanche. (…)Les votants seront heureux d’avoir à arbitrer », souligne Catherine Tasca, ex-ministre de la Culture et sénatrice PS des Yvelines (voir la vidéo). François Patriat, sénateur de Côte d’Or et soutien de François Hollande, n’a pas la même lecture des résultats : « A 39,2 (pour Hollande) l’écart est suffisant pour que nous puissions envisager l’avenir avec sérénité ».
« Il faut garder la cohérence, écouter ce que disent les électeurs de Montebourg, dialoguer avec tout le monde, être offensif dans la 2e partie de la campagne, (…) et essayer de donner l’image de celui qui est le plus à même de gagner la présidentielle et d’assumer la fonction », complète Patriat (voir la vidéo).
« La démondialisation ? Une drôle de conception »
Avec sa 3e place et ses 17%, Arnaud Montebourg est en position de force. Il attend que les deux finalistes s’alignent sur ses propositions. Mais les sénateurs PS souhaitent qu’Hollande comme Aubry ne changent pas : « Les candidats ont intérêt à rester eux-mêmes », note le questeur PS Jean-Marc Todeschini. « Pour ce qui est d’Arnaud Montebourg, il n’est pas nécessaire de procéder à un quelconque marchandage. Il suffit que Martine confirme ses convictions. Et les électeurs de Montebourg feront le choix », croit Jean-Pierre Sueur, nouveau président de la commission des lois et aubryste.
« Il ne faut pas faire la danse du ventre à Arnaud Montebourg. Qu’est ce que ça veut dire la démondialisation ? C’est une drôle de conception », estime Michèle André, qui soutient Hollande. Elle « s’attendait un peu » à l’effondrement de Ségolène Royal. D’ici dimanche, elle « espère bien que Martine Aubry ne sera pas dans les phrases stupides comme la « gauche molle ». Il faut préserver l’avenir ».
« Risque de démembrement du parti »
Jean-Luc Carvounas, qui était le directeur de campagne de Manuel Valls, n’a lui « pas le sentiment que les deux candidats sont dans la danse du ventre face à Montebourg. Ils ne vont pas infléchir leur ligne ». Alors que Valls s’est prononcé dès dimanche soir pour le député de Corrèze, il affirme « qu’il serait dangereux que ceux qui ne sont pas qualifiés pour le second tour ne s’expriment pas rapidement ».
Pour Gaëtan Gorce, c’est au contraire l’erreur à ne pas faire. « J’ai lancé un appel pour qu’il n’y ait pas d’appel. C’est une mauvaise tactique de vouloir se disputer les électeurs d’un tel ou d’un tel. L’idée d’alliance n’a aucun sens. C’est dangereux, il y a un risque de démembrement du parti », craint celui qui a voté Royal au premier tour. Il « invite » la présidente de Poitou-Charentes comme à Arnaud Montebourg, « à ne pas prendre position ». Quant au débat de mercredi, « c’est un exercice paradoxal », selon l’ex-député, « ce sont deux candidats qui ont beaucoup de choses en commun et ils doivent se différencier… »




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