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Guaino annonce sa candidature à la présidence de l'UMP

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Le 03.09.2012 à 19:42

Henri Guaino, l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy, veut à son tour se lancer dans la course à la présidence de l'UMP, au nom du "gaullisme" et, officiellement, pour éviter le choc Fillon-Copé, mais il aura du mal à franchir l'obstacle des 8.000 parrainages de militants.

"Oui je suis candidat", déclare dans une interview au Figaro à paraître mardi le nouveau député des Yvelines, 55 ans, qui s'est aussi confié au Parisien, à L'Express et à LCI.

L'élection par les adhérents du parti du nouveau président de l'UMP -le dernier étant Nicolas Sarkozy- aura lieu les 18 et 25 novembre. Sont candidats l'ex-Premier ministre François Fillon, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et les anciens ministres Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet. Xavier Bertrand et Christian Estrosi hésitent.

"C'est une décision qui ne se prend pas à la légère. Je n'avais pas, au départ, l'intention de me lancer dans cette aventure. C'est la tournure qu'a prise le débat qui m'a poussé à prendre cette décision. Il y a dans cette histoire écrite d'avance quelque chose qui ne correspond pas à ma conception de la politique", explique Henri Guaino.

"Le débat à l'UMP ne peut se résoudre à cet affrontement dans lequel beaucoup d'adhérents, et moi le premier, ne se retrouvent pas. A-t-on jamais vu une élection où seuls deux candidats auraient le droit de se présenter ?", se demande-t-il dans une allusion au duel Fillon-Copé attendu.

"Après mûre réflexion, une réflexion qui a cheminé tout l'été", Henri Guaino, qui ambitionne de "parler à la France du non" et souhaite que l'on laisse Nicolas Sarkozy "en dehors" de cette élection, a donc "souhaité offrir aux adhérents la possibilité de mettre un terme à ce tête à tête".

Lui qui part désormais à la recherche des parrainages de militants formera-t-il un ticket avec Christian Estrosi, qui songe aussi se lancer dans la course ? "Vous le saurez d'ici le 18 septembre", date-limite du dépôt des candidatures, répond-il, énigmatique.

Sur LCI, alors qu'on lui faisait remarquer que la barre des 7.924 signatures serait extrêmement dure à atteindre en 15 jours, M. Guaino a balayé cette difficulté d'un grandiloquent: "Le 18 juin (1940), le général de Gaulle ne s'est pas demandé s'il y avait beaucoup de monde avec lui!".

Dans les raisons qu'il avance pour sa candidature, il se montre très sévère avec le favori des sondages -auprès des sympathisants- François Fillon, ancien séguiniste comme lui et avec lequel il entretient des relations difficiles.

Ainsi, comme Le Figaro lui fait observer qu'il occupe le même créneau, celui de gaulliste social, il lâche: "Si je retrouvais ma conception du gaullisme ou du séguinisme dans l'un des candidats, je ne me présenterais pas". "Moi je veux qu'à l'UMP, on soit fier d'être gaulliste, je veux incarner cette fierté".

Le congrès de novembre n'est "certainement pas" une primaire avant l'heure en vue de la présidentielle de 2017, comme l'a proclamé M. Fillon, assène-t-il encore.

"Si j'ai décidé de me présenter, c'est aussi pour affirmer haut et fort que le candidat qui sera élu ne devra pas se prendre pour le candidat désigné des présidentielles (...) Nous allons désigner le président de l'UMP pour 3 ans et rien d'autre. Comptez sur moi pour que chacun se pénètre de cette vérité", prévient-il.

En revanche, Henri Guaino se montre beaucoup plus conciliant avec M. Copé, soulignant que le verrouillage des parrainages "n'est pas de sa faute". Il paraphrase quasiment mot pour mot le secrétaire général de l'UMP en lançant: les "tentatives dérisoires" de se démarquer de Nicolas Sarkozy "ne seraient pas dignes et me trouveraient sur leur chemin".

"Guaino est candidat pour affaiblir Fillon", affirme une source UMP. "C'est une démarche individuelle qui n'ira pas jusqu'au bout", prédit un autre élu du parti.