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Harlem Désir : « la sortie de la Grèce de Schengen serait une grave erreur »

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Simon Blin
Le 27.01.2016 à 16:09 - Mise à jour 01.01.1970 à 01:33

Et si la Grèce sortait Schengen ? Alors que la crise migratoire s'accentue, certains pays dont l'Autriche demandent qu'Athènes sortent de l'espace de libre circualtion. Invité dans l'émission Europe Hebdo Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes oppose une fin de non recevoir.

Submergée par l’arrivée de nouveaux migrants venus de Syrie, 44000 au total depuis le 1er janvier, la Grèce a du mal à contrôler ses frontières. Interrogé, lors de l’émission Europe Hebdo, sur la proposition formulée par l’Autriche de suspendre Athènes de l’espace Schengen, le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes Harlem Désir tranche : « Il n'est pas question d'une sortie de la Grèce de Schengen se serait une fausse réponse, même une grave erreur au contraire nous avons besoin de renforcer la coopération avec la Grèce. Si elle n’est pas dans Schengen elle n'aurait plus de raisons de participer à cette coopération. »

Une déclaration qui intervient après que les ministres de l’intérieur européens ont demandé à la Commission d’activer une procédure dans la perspective d'un retour des contrôles aux frontières intérieures de l’espace de libre circulation pour deux ans. Un processus qui exclurait temporairement la Grèce de Schengen.

Le secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes a également déclaré « regrettable » que des gouvernements européens - Hongrie, Pologne, Slovaquie - continuent d’exprimer leur refus face à la politique européenne de l’asile jugée trop généreuse. « Si un pays choisi d’être membre de l’Union européenne, ce n’est pas simplement pour bénéficier des fonds structurels mais aussi pour participer à la mise en œuvre des décisions communes et prises par la majorité qualifiée », rappelle-t-il.

Brexit
Dans le même temps, le débat engagé entre la Grande-Bretagne et Bruxelles continue de se muscler. Si les britanniques devraient voter la sortie ou non de la Grande-Bretagne de l’Union européenne lors d’un référendum en juin 2016, David Cameron joue sur l’euroscepticisme qui gagne du terrain outre-Manche pour convaincre l’Europe d’accéder à ses demandes de réformes.
« C’est dans l’intérêt de l’Europe que le Royaume-Uni se maintienne parmi les 28 membres de l’Union européenne », réagit Harlem Désir, quelques jours après que le Premier ministre anglais ait répété qu’il espérait trouver un accord en février sur les réformes réclamées au Conseil européen.

Or, une d’entre elles apparaît particulièrement inadaptée aux yeux de Bruxelles. Elle concerne l'immigration des ressortissants européens. Londres voudrait pouvoir les priver d'allocations sociales sur le territoire anglais. Ce à quoi, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes répond que ces demandes ne doivent pas s’opposer aux principes fondamentaux de l’Union européenne d’égalité de traitement entre les ressortissants de l’Union. « Il faudra trouver un compromis car nous ne consentirons à aucune disposition qui mènerait à une révision des traités européens. », prévient-il.