Hervé Morin : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde »

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Florian Bourdier
Le 27.06.2012 à 10:43

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Hervé Morin était ce matin l’invité de Public Sénat et Radio classique. Le président du Nouveau Centre s’est exprimé sur le fameux devoir d’inventaire qui agite l’UMP. Il est également revenu sur le SMIC et le rôle de son parti face à la majorité.

« Honnêtement je pense que ce n’est plus le sujet » tranche Hervé Morin, au sujet de la remise en question de la stratégie de campagne de l’UMP. Il s’explique : « J’ai été dans le comité stratégique de la campagne présidentielle, je n’ai jamais entendu une seule personne lever le doigt pour dire à Nicolas Sarkozy ‘cette campagne ne va pas bien’ ».

Le président du parti centriste ajoute que selon lui « C’est une erreur totale de considérer que la campagne a été trop droitisée et qu’elle nous a empêché de gagner » avant de conclure : « les Français n’ont certainement pas envie d’entendre de l’eau tiède ».

Dans la veine de cette droitisation, Hervé Morin a tenu à éclaircir sa position sur l’immigration : « Ce n’est pas flirter avec l’extrême droite que de dire que la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, que nous avons besoin d’avoir une politique de lutte contre l’immigration clandestine extrêmement efficace, c’est la réalité. (…) (Il faut éviter) d’accueillir une population que nous ne sommes pas capables d’intégrer correctement. »

Réagissant à l’annonce, hier, d’une réévaluation de 2% du SMIC, le député centriste a ironisé : « c’est un coup de pouce avec une toute petite main, par rapport aux déclarations de la campagne ».

Hervé Morin s’est enfin exprimé sur le rôle que son parti le Nouveau Centre jouera à l’Assemblée nationale. « Je ne serai pas la force d’appoint du Parti socialiste, c’est clair » a-t-il prévenu, tout en expliquant que « si François Hollande retrouve l’idée partagée par l’ensemble des gouvernements européens de proposer la règle d’or en matière d’équilibre budgétaire, je la voterai ». Avant de conclure : « je ne vais pas être comme eux à refuser des solutions dont tout le monde s’accorde en Europe à les considérer comme nécessaires.»