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Hollande décide de renouer avec la traditionnelle interview du 14 juillet

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Sabine WIBAUX (AFP)
Le 10.07.2012 à 18:27
Hollande décide de renouer avec la traditionnelle interview du 14 juillet
© AFP
François Hollande a décidé de renouer avec la traditionnelle interview télévisée du chef de l'Etat le 14 juillet instaurée par François Mitterrand, et abandonnée par Nicolas Sarkozy, qui ne se reconnaissait pas dans « cette prise de parole obligée, convenue, à date fixe ».

Le président a choisi, très classiquement, de répondre aux questions de France 2 et TF1. Il sera interrogé par Claire Chazal (TF1) et Laurent Delahousse (France 2) à partir de 13H15, à la suite du journal pour une interview qui devrait durer de trois quarts d'heure à une heure.

Le lieu n'a pas encore été défini, mais une chose est à peu près sûre, l'interview ne se déroulera pas sur un plateau de télévision, ni à l'Elysée, a affirmé à l'AFP l'entourage du chef de l'Etat.

Concorde, Invalides, la cour de la Sorbonne ou encore le Musée de la marine au Trocadéro... Plusieurs hypothèses sont évoquées dans l'entourage du président pour le cadre de cette intervention qui doit être un moment fort, deux mois après son entrée en fonction.

« Ce sera sa première grande interview généraliste, deux mois pile après son entrée à l'Elysée », a souligné auprès de l'AFP Bernard Poignant, chargé de mission à l'Elysée et proche du chef de l'Etat.

Avant le 1er tour de la présidentielle, M. Hollande avait lui-même indiqué l'objectif de ce moment médiatique : « délivrer un message à la nation, à travers un discours sur le sens à donner à la direction du pays ».

Europe, Afghanistan, Syrie, conférence sociale, premières mesures du quinquennat... les sujets nationaux et internationaux seront bien entendu au menu de ce rendez-vous télévisé. Mais M. Hollande s'exprimera très certainement aussi « sur la façon dont il a vécu ses deux premiers mois à l'Elysée », a précisé M. Poignant.

L'affaire retentissante du tweet de sa compagne Valérie Trierweiler contre Ségolène Royal dans l'entre deux-tours des législatives devrait être évoquée en outre.

En renouant avec cette interview, M. Hollande se démarque de Nicolas Sarkozy qui y avait renoncé dès la première année de son mandat en 2007, notamment en signe de rupture avec les années Chirac.

En revanche, le chef de l'Etat continuera à faire l'impasse sur la « garden party » de l'Elysée supprimée par son prédécesseur pour cause de crise économique, mais les jardins du Palais présidentiel seront ouverts au public, samedi après-midi.

Avant son intervention, le chef de l'Etat aura descendu les Champs-Elysées de l'Arc de Triomphe à la Concorde d'où il assistera au défilé militaire, grand rendez-vous retransmis à la télévision et qui trouve, chaque année, un large écho populaire. Sa compagne sera dans les tribunes.

Tradition oblige aussi, M. Hollande se rendra vendredi soir à la réception donnée au ministère de la Défense, à laquelle Nicolas Sarkozy n'avait participé qu'une seule fois, en 2007.

Dans l'après-midi, il ira en avion à Brest, pour assister à la grande fête maritime internationale organisée tous les quatre ans dans le port finistérien, baptisée cette année « Tonnerres de Brest ».

 « Un moment festif de détente et de rencontre avec les Français », a commenté M. Poignant. Mais aussi, a-t-il précisé, la réponse à une promesse de campagne. Le 30 janvier dernier, François Hollande alors candidat s'était rendu dans le port breton et avait promis au maire PS François Cuillandre de revenir s'il était élu le 14 juillet.

C'est aussi un retour aux sources pour le président Hollande, puisque c'est au Congrès de Brest en 1997 qu'il avait été élu, sans surprise, premier secrétaire du parti socialiste, succédant à un Lionel Jospin triomphant alors à Matignon, qui l'avait présenté comme son dauphin à la tête du parti.