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Hollande : « il faut que ça bouge et ça va bouger »

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Simon Barbarit
Le 11.02.2016 à 22:20

Quelques heures après l’annonce du remaniement et à 14 mois de la fin de son mandat, François Hollande a déclaré « vouloir agir jusqu’au bout » avec « un gouvernement cohérent ». Il a également confirmé en direct la tenue d’un référendum local sur le projet controversé d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Le sénateur (EELV) Joël Labbé avait vendu la mèche en fin d’après–midi sur les chaines parlementaires. En direct de l’Elysée lors des JT de TF1 et France 2, François Hollande a reconnu que « sur ce dossier de Notre-Dame-des-Landes (…) il y a un blocage » et annonce la tenue d’un referendum local « pour qu’on sache exactement ce que veut la population ». Pour autant, le chef de l'Etat s'est défendu de tout « marchandage » avec Emmanuelle Cosse », la désormais ex-patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et nouvelle ministre du Logement du gouvernement.
 
Sa nouvelle équipe gouvernementale sera d’ailleurs  guidée par « trois grandes priorités » : la sécurité, l'emploi et l'environnement. Toujours impopulaire, régulièrement qualifié de fin tacticien politique, le chef de l’Etat a assuré à plusieurs reprises « ne pas être dans le calcul ». Autre élément de langage mainte fois utilisé ce soir par le chef de l’Etat : « ça va bouger ». Son gouvernement est prévenu, il ne lui reste plus beaucoup de temps pour « agir, réformer, avancer »  tout en gardant « sa cohérence ».
 
Une cohérence difficilement décelable dernièrement suite aux nombreuses critiques de son propre  camp et même de son gouvernement sur l’épineux dossier de la déchéance de la nationalité. Au lendemain de l’adoption du projet de loi de la réforme constitutionnelle par l’Assemblée nationale, le chef de l’Etat a adressé un message clair à la droite sénatoriale majoritaire au palais du Luxembourg et très attaché à la référence aux binationaux, présente dans la version initiale du projet de loi : « le texte a été adopté aux 3/5e des parlementaires à l'Assemblée nationale. Il va maintenant aller au Sénat. Des débats vont avoir lieu, c'est légitime, des corrections vont sans doute se faire. Mais je ne souhaite que la navette (entre les deux chambres, ndlr) dure trop longtemps ». a-t-il prévenu.
 


 

Sur la réforme du code du travail, François Hollande a rappelé plusieurs fois « deux grand principes » qui guideront la future réforme : « souplesse et sécurité » « souplesse pour les entreprises pour pouvoir embaucher, « sécurité pour les salariés qui peuvent connaitre des mutations ». Et ici aussi, les Français doivent s’en convaincre : « il faut que ça bouge et ça va bouger ».
 

En pleine crise agricole, François Hollande a annoncé une baisse des cotisations sociales. « Le Premier ministre va annoncer avant le 17 février une baisse des cotisation, tout de suite, pour l’ensemble des agriculteurs ». Il a aussi assuré que les choses allaient également « bouger » au niveau européen, alors qu'un Conseil européen sur l'agriculture est prévu lundi.


Interrogé sur sa possible candidature à la présidentielle 2017 et une éventuelle participation à des primaires, François Hollande a préféré là encore parler de son action. « Il y a ce que font les partis, et c'est leur rôle, et il y a ce que j'ai à faire. Ce que j'ai à faire, c'est diriger le pays.  Je prendrai ma décision le jour venu. Ce jour n'est pas venu ». Et ce jour là ça risque bien de bouger…