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Hollande et Merkel croient toujours en l’Europe pour résoudre la crise des réfugiés

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Par Public Sénat
Le 04.03.2016 à 15:27

A trois jours d'un sommet crucial de l'Union européenne avec la Turquie sur la crise des migrants, François Hollande et Angela Merkel ont assuré vendredi être sur la même ligne sur le sujet. « Face à la question des réfugiés, la France et l’Allemagne apportent la même réponse. Cette réponse a un nom : c’est l’Europe » a affirmé le chef de l’Etat, lors d’une conférence de presse commune avec la chancelière allemande, à l’Elysée. « La France et l'Allemagne travaillent dans le même esprit et avec la même volonté » a-t-il insisté.

« Remise en ordre de Schengen »

« Nous devons, en Grèce, assurer le fonctionnement des hot spots » et « mettre en place les gardes-frontières qui seront déployés à l’été », a-t-il affirmé. Autrement dit, les décisions qui avaient déjà été annoncée à la rentrée… François Hollande le sait bien : il s’agit de dépasser les déclarations de bonne volonté. « Nous devons prendre nos responsabilités par rapport aux décisions qui ont été prises », a-t-il affirmé. « Notre objectif, c’est la remise en ordre de Schengen » par la « coordination, la solidarité et le renforcement des moyens communs » a jouté le chef d’Etat français.

Face à l’Allemagne qui accueille beaucoup plus de réfugiés, François Hollande a assuré que « la France respectera l’ensemble de ses engagements, notamment pour les mécanismes de répartition ». « Je m’étais engagé à accueillir 30.000 réfugiés irakiens ou syriens. Cet engagement sera tenu » a-t-il assuré. Il a annoncé également que la France allait envoyer « un bateau » au large de la Turquie.

Désaccord Poutine/Hollande sur les élections en Syrie

Paris et Berlin veulent notamment pousser la Turquie à tenir ses engagements pour le contrôle de l'accès à son territoire, voie de passage vers la Grèce, sur la réadmission des migrants irréguliers et sur la surveillance de ses frontières.

François Hollande et Angela Merkel ont par ailleurs eu un entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine à propos du conflit syrien, un échange auquel ont participé les chefs de gouvernement britannique David Cameron et italien Matteo Renzi. François Hollande a qualifié de « provocatrice » et « totalement irréaliste » l'idée d'organiser prochainement des élections en Syrie. A l'inverse, Vladimir Poutine a estimé, juste après sa conversation téléphonique avec les dirigeants européens, que l'organisation d'élections législatives le mois prochain en Syrie n'interférait pas avec le processus destiné à mettre un terme au conflit…