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Hollande monte au créneau pour défendre le plan de soutien à l'automobile

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Sabine WIBAUX (AFP)
Le 27.07.2012 à 15:19
Hollande monte au créneau pour défendre le plan de soutien à l'automobile
© AFP
François Hollande est monté au créneau vendredi pour défendre le plan de soutien à l'automobile du gouvernement lors d'une visite chez Valéo, dans les Yvelines, affirmant sa « confiance » dans les entreprises innovantes pour sortir ce secteur de la crise.

« On parle souvent, trop souvent des entreprises qui connaissent des difficultés » mais « nous devons aussi parler des entreprises françaises qui dégagent des résultats, qui exportent, innovent, entreprennent et permettent à la France de prendre de l'avance », a expliqué le chef de l'Etat, devant le PDG de l'équipementier automobile, Jacques Aschenbroich.

Celui-ci venait d'énumérer les résultats flatteurs de son groupe et son « carnet de commandes qui n'a jamais été aussi élevé ».

Au surlendemain de la présentation du plan de soutien de gouvernement pour l'automobile, M. Hollande, qui jusque-là n'était pas monté en première ligne, a défendu avec vigueur les mesures gouvernementales. Il a aussi tracé le rôle qu'il entendait jouer dans ces grands dossiers, où son prédécesseur Nicolas Sarkozy était souvent omniprésent.

« Ce que demandent les Français dans les moments difficiles, c'est que le président de la République fixe la direction », a-t-il affirmé, alors que le plan de restructuration de PSA - 8.000 licenciements et la fermeture du site d'Aulnay -, premier gros choc social de son quinquennat, a assombri les perspectives d'un secteur en difficulté.

« Vous avez sans doute voulu signifier que le président de la République était un phare pour éclairer l'avenir! », a-t-il dit dans un registre plus badin en remerciant le PDG de Valéo qui venait de lui offrir un de ses phares dernier cri.

Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait sévèrement étrillé la direction de Peugeot, M. Hollande a affiché avec insistance sa confiance dans les entreprises.

« Dans un moment difficile pour l'économie française, où il est demandé beaucoup aux entreprises, nous devons leur apporter notre confiance, notre soutien et saluer tous ceux qui contribuent au travail en France et pour la France », a-t-il déclaré, ajoutant solennellement : « Je voulais, en venant ici à La Verrière, pouvoir exprimer au nom de toute la République, de la France entière, notre confiance à l'égard des entreprises ».

Accompagné de M. Montebourg, chantre naguère de la démondialisation, et du ministre de l'Economie solidaire, Benoît Hamon, représentant de l'aile gauche du PS, le président de la République a souligné que le plan du gouvernement permettait « de donner priorité aux véhicules d'avenir et donc d'encourager la production française » sans qu'il y ait « besoin d'inventer des règles protectionnistes ».

« Je ne suis pas favorable à ce que nous entrions dans une surenchère protectionniste », a d'ailleurs glissé le chef de l'Etat, tout en appelant « tous les acteurs publics » à être « très attentifs » aux intérêts français; en réponse à une question sur le Stif (syndicat gérant les transports d'Ile-de-France) qui a attribué une partie de ses relations clients à un prestataire implanté au Maroc.

A quelques encablures de l'usine PSA de Poissy, M. Hollande a également rappelé que le gouvernement était « auprès des salariés d'Aulnay comme auprès des salariés de Peugeot pour faire en sorte que le plan (de restructuration du groupe) puisse être renégocié ».

Après une visite où lui ont été présentées les innovations de Valéo, en matière de motorisation et de climatisation économes en énergie, M. Hollande a téléguidé avec un téléphone portable une Volkswagen, dotée d'un système de capteurs lui permettant de se garer toute seule.

« Les Français apprécieront de me voir conduire une voiture sans être à l'intérieur »!, s'est-il amusé.

Valéo emploie 15.000 personnes en France, 72.000 dans le monde. Le site de La Verrière compte 580 salariés.