Imposition à 75% : «Renoncement non, ajustement oui», selon Cambadélis

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Le 07.09.2012 à 11:26

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Jean-Christophe Cambadélis était l’invité de Public Sénat et Radio Classique vendredi matin. Interrogé sur le taux d'imposition à 75% promis par le candidat Hollande, qui pourrait ne s'appliquer qu'à partir de 2 millions d'euros pour des couples, le candidat à la succession de Martine Aubry à la tête du PS a parlé d'« ajustement » politique, qui n'est « pas un renoncement ».

« Renoncement politique non, dans le sens où le président de la République continue à essayer de trouver l'équilibre entre la justice et la possibilité de donner les moyens de la croissance ». « Donc il ajuste au fur et à mesure », a poursuivi le député de Paris. « Le sujet, c'est le redressement de la France et pour redresser la France, il faut s'ajuster aux éléments qui permettent de le faire en fonction de la conjoncture », a-t-il dit, sans plus de précision. Il a encore observé que la campagne du candidat socialiste n'avait pas été « articulée autour de cette question » des 75%, qui n'était « même pas dans le programme du Parti socialiste ». « C'est une proposition qu'il avait faite à un moment déterminant de la campagne », selon l'élu de Paris.

La taxe à 75% promise par le candidat Hollande sur les hauts revenus s'appliquerait à partir de 1 million d'euros de revenus pour les célibataires mais de deux millions d'euros pour les couples, selon des informations du Figaro et des Echos. L'Elysée a toutefois précisé jeudi qu'« aucune décision » n'était prise.

Concernant le Parti socialiste, comme on lui demandait si les jeux étaient faits en sa faveur, le député de Paris a tempéré: « au Parti socialiste, il vaut mieux ne pas faire de pronostic, les choses sont toujours compliquées ». « Mais disons que j'ai confiance », a ajouté Cambadélis… « Là, il y a une certaine confusion, parce que c'est la désignation du premier signataire de la motion la plus importante, qui donne bien sûr beaucoup de chances d'être premier secrétaire », a-t-il analysé, « mais il y aura un vote » et « d'autres candidats ».

Valls égratigné

Quant à la préférence pour son rival Harlem Désir exprimée un peu plus tôt par Manuel Valls, Jean-Christophe Cambadélis a considéré que le locataire de la place Beauvau devrait « se concentrer sur son activité ministérielle plutôt que donner l'impression de s'intéresser principalement au Parti socialiste ».

Interrogé sur ses atouts dans cette compétition, il a énoncé : « Une expérience de la gauche plurielle, puisque j'en ai été un des animateurs (entre 1997 et 2002 sous le gouvernement Jospin, ndlr), une capacité à répondre à nos adversaires et mener le combat », et aussi « faut être clair, au sein du PS quelqu'un qui a un certain poids, y compris vis-à-vis de certains ministres ».

A propos de Jean-Luc Mélenchon, il a affirmé que « c'est lui qui a installé, dès le mois d'août, l'idée que le gouvernement ne ferait rien » ou « que c'était des social-traîtres ». « Mais ça, ça fait partie de la logique qui vise à affaiblir le Parti socialiste ».