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Intervention de Hollande: la droite raille, la gauche de la gauche critique, le PS en soutien

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Par Public Sénat (avec AFP)
Le 10.09.2012 à 12:53

Les réactions politiques se multiplient après l’intervention de François Hollande sur TF1 dimanche soir.

A l’UMP, Jean-François Copé a estimé sur RTL que le Président était "en train de tromper gravement les Français", notamment en faisant "croire qu'il allait résoudre les problèmes économiques" avec "des augmentations massives d'impôts".

François Fillon a résumé les rapports entre François Hollande et Jean-Marc Ayrault d'une formule - "Je décide, il exécute" - jadis employée par Jacques Chirac vis-à-vis de son ministre Nicolas Sarkozy.  

L'ex-ministre Bruno Le Maire (UMP) a jugé "trop peu, trop flou et trop court" l'"agenda du redressement" proposé François Hollande. "Trop peu, parce que, vu la gravité de la situation", il faut "évidemment aller beaucoup, beaucoup plus loin en matière de réformes", a préconisé le député de l'Eure, qui n'a "rien entendu sur la réforme de l'indemnisation du chômage" ou "les obligations administratives pesant sur les PME".

Le député Henri Guaino, candidat à la présidence de l'UMP, a qualifié l'intervention du chef de l’Etat du "plus formidable mensonge depuis la guerre". "Il a fait campagne sur le fait que soi disant Nicolas Sarkozy faisait une politique d'austérité, alors qu'il faisait une politique raisonnable. Il essaie d'en faire beaucoup plus dans le déraisonnable, l'austérité et la rigueur", a poursuivi l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé sur France Info que "le tournant de la rigueur est amorcé" par le président François Hollande, prédisant pour les Français "exactement la même chose" que ce qui se passe en Grèce ou en Espagne.

La gauche de la gauche s'est aussi montrée très critique. François Hollande a "oublié complètement le changement social", a fustigé le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. PSA Aulnay, "ce n'est pas fini" !, a renchéri la députée PCF de Seine-Saint-Denis Marie-George Buffet. "Pas de changement de cap dans la marche forcée à l'austérité (...). Le cap de la saignée est donc maintenu", a dénoncé Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche.

Au PS, évidemment, on soutient l’action de François Hollande. La première secrétaire Martine Aubry, a salué "un président mobilisé et mobilisateur", "à la hauteur" de ses "responsabilités historiques". "La présidence de combat a commencé", a claironné Arnaud Montebourg, ministre PS du Redressement productif. Le député PS Jean-Christophe Cambadélis, candidat à la succession de Martine Aubry à la tête du parti socialiste, a estimé que François Hollande "répare ce que Sarkozy a défait.

Quant  à Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, il estime que les deux ans "d'efforts ou de rigueur" annoncés par François Hollande signifie "qu'au niveau européen on reste dans un monde d'austérité".