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Les investitures pour les législatives : nouvelle pomme de discorde entre Sarkozy et Juppé

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François Vignal
Le 14.02.2016 à 09:57

Nicolas Sarkozy veut désigner les candidats aux législatives de 2017 dès juin prochain pour « déconnecter les investitures de la primaire ». Mais les soutiens d’Alain Juppé craignent qu’il place « des obligés » et veulent attendre les primaires. « C’est non négociable » prévient son entourage…

Il y a eu le principe des primaires ouvertes. Puis le nombre de bureaux pour l’organiser. Voici un nouveau sujet de tension entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé : les investitures pour les législatives qui suivront la présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy s’est montré ferme, samedi, lors de la première journée du Conseil national des Républicains, à Paris. « Pour moi c’est clair : c’est en juin (qu’il faudra désigner les candidats) dans un état d’esprit qui est celui du rassemblement » a-t-il affirmé (voir la vidéo). « Il faut déconnecter les investitures aux législatives de la primaire. Il ne faut pas mettre les parlementaires et les candidats otages de la primaire. Il faut donc donner les investitures au printemps pour débarrasser la primaire de la logique des clans, des équipes, où on choisira un candidat non pas parce qu’il est le meilleur pour gagner mais parce qu’il est le plus copain » avec le vainqueur de la primaire. « Est-ce qu’on pourra trouver un accord là-dessus ? En tout cas je me battraipour qu’on trouve un accord » a prévenu Nicolas Sarkozy.

« On ne distribue pas les investitures sans savoir qui est le vainqueur des primaires »

Dans le camp d’Alain Juppé, on ne l’entend pas, mais alors vraiment pas de la même manière. « On n’est pas d’accord avec ça. Ni Juppé, ni Fillon, ni Le Maire, ni personne. On ne distribue pas les investitures sans savoir qui est le vainqueur des primaires » prévient un proche d’Alain Juppé. Il ajoute : « Nicolas Sarkozy fait ce qu’il veut, mais on n’en tiendra pas compte. C’est non négociable ». Chez les soutiens d’Alain Juppé, on aimerait associer aussi le Modem dans ces investitures, et pas seulement l’UDI.

En désignant dès le mois de juin les candidats pour les législatives, les opposants de Nicolas Sarkozy craignent que le patron du parti se fasse « des obligés ». Le président des Républicains a déjà placé des sarkozystes dans les fédérations. De quoi les inquiéter. A la tribune, Nicolas Sarkozy a pourtant assuré l’inverse : « Je ne veux pas d’état d’esprit de secte, de club de supporteur. On choisira partout les meilleurs ». Un proche de Nicolas Sarkozy affirme que « c’est une demande des candidats et des parlementaires. Les candidats à la primaire l’entendront… » Ou pas. Un partisan d’Alain Juppé fait remarquer qu’ils ont « toujours eu gain de cause » jusqu’à présent.