Islamisme : Valls envisage d'autres interpellations

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Le 08.10.2012 à 09:05

 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé lundi matin sur RTL qu'il y aurait "sans doute, peut-être" d'autres interpellations après le démantèlement d'un groupe islamiste radical, soupçonné d'une attaque antisémite le 19 septembre.

Evoquant un "groupe dangereux" qui "est passé à l'acte le 19 septembre lors de l'attentat contre un commerce casher de Sarcelles (Val d'Oise), le ministre de l'Intérieur a ajouté qu'il y avait en France "plusieurs dizaines, plusieurs centaines d'individus capables de s'organiser comme le groupe qui vient d'être démantelé".

Onze personnes, dont près de la moitié ont été interpellées à Cannes, restaient en garde à vue lundi matin deux jours après un vaste coup de filet dans la mouvance islamiste radicale. Le leader présumé du groupe a été tué lors de son interpellation.

M. Valls a salué le "travail tout à fait exceptionnel" de la police sur "un groupe, une cellule, un réseau dangereux qu'il fallait neutraliser".

Pour le ministre de l'Intérieur "d'autres cibles étaient sans doute visées" et "l'enquête essaiera de le démontrer" tout en invitant à la prudence sur les résultats de celle-ci.

Il s'est par ailleurs demandé si d'autres membres ne voulaient pas "aller faire le jihad dans un autre pays".

"Nous savons qu'il y a plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d'individus qui sont capables de s'organiser comme le groupe qui vient d'être démantelé", a dit le ministre le l'Intérieur, expliquant: "Il y a un terreau qui est celui de la pauvreté, de l'absence de repères, qui peut conduire à la délinquance, au trafic, mais qui conduit aussi à l'engagement qui est celui de l'islamisme radical. On le retrouve dans un certain nombre de quartiers".

M. Valls a ajouté que l'on retrouvait ce "terreau" dans les prisons: "Se pose le problème de la formation des aumôniers, comme se pose le problème de la formation des imams". Il refuse "l'amalgame". "Dans les prisons nous avons besoin d'imams, d'imams français, d'imams formés pour que ce ne soit pas des imams autoproclamés dans les prisons qui fassent passer ces doctrines de haine", a-t-il dit.

A Sarcelles, "ce n'est pas seulement la communauté juive qui était ciblée, c'est la France", a encore estimé M. Valls.