Jean-Pierre Bel : «Le Sénat a un rôle éminent à jouer dans la reconquête»

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François Vignal
Le 18.01.2012 à 20:51

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Dans la série des traditionnels vœux, c’était au tour de Jean-Pierre Bel ce mercredi soir. Des vœux un peu spéciaux. Ce sont les premiers du président PS du Sénat. Devant le candidat socialiste François Hollande, présent au premier rang du salon de Boffrand plein à craqué, Jean-Pierre Bel est revenu sur l’alternance historique qui a vu la Haute assemblée basculer à gauche en septembre dernier. « L’alternance donne plus de force et de légitimité à notre institution », a-t-il lancé. De nouveau, il défend un Sénat « moderne » et « innovant » où il « ne doit plus y avoir aucun secret ».

Décrivant une crise « sociale », un « système favorisant la spéculation et l’enrichissement de quelques-uns », une crise « écologique » et « démocratique », Jean-Pierre Bel entend redonner confiance aux Français. « Les élus locaux les rejoignent dans les doutes les plus profonds. (…) Les élus partagent les joies et peines du peuple français », a-t-il lancé. « Ma présence ici porte l’écho du malaise des territoires ».

« Certains ont parlé de laboratoire » de la gauche

« Au printemps prochain, les Français auront à faire un choix déterminant pour notre pays », rappelle ce proche du candidat PS, qui n’a pas caché à « François » son « choix » pour 2012. Il ajoute : « Le Sénat a un rôle éminent à jouer dans la reconquête » du pouvoir par la gauche.

Avec une Haute assemblée qui défend « les valeurs de la République, au premier rang desquels la laïcité », ou « la justice », Jean-Pierre Bel entend se battre « pour le maintien et la qualité des services publics partout sur le territoire ». Il a défendu le droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, texte polémique voté par le Sénat, contre l’avis notamment du ministre de l’Intérieur Claude Guéant, présent dans la salle mais arrivé en retard.

« Certains ont parlé de laboratoire » de la gauche, rappelle le président du Sénat. Qui ne récuse pas l’expression. « Qui peut sérieusement s’étonner que la majorité s’engage à respecter ses engagements pris devant ses électeurs ? », demande-t-il. Citant Stendhal, « pour qui les peuples ont le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur », Jean-Pierre Bel appelle à agir avec « lucidité, audace et détermination ».