×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Jouanno : les décisions prises à Bruxelles sont « des bouts de chandelle »

+A -A
Par Public Sénat
Le 29.06.2012 à 11:33

Publicsenat.fr VOD

© Public Sénat

La sénatrice de Paris Chantal Jouanno était l’invitée de En route vers la présidentielle sur public Sénat et Radio Classique. L’ancienne ministre UMP est revenue sur le plan de croissance décidée par Bruxelles, sous l’impulsion de François Hollande : « c’est de la com’ ».

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a choisi de ne pas demander aux sénateurs d'approuver sa déclaration de politique générale. Un acte  «pas du tout respectueux envers le Sénat mais malheureusement c’est la deuxième fois », s’est désolée la sénatrice de Paris. « Bien sûr qu’il y a une fragilité au Sénat, (…) quand on choisit d’être sénateur c’est qu’on est moins dans la ligne du parti. (…) De là à mépriser le Sénat et à dire qu’au nom de ce risque on ne fait pas voter la déclaration de politique générale, je trouve honnêtement que ce n’est pas respectueux. »

Alors que l’UMP est en pleine reconstruction, la sénatrice donne le ton sur ses choix pour la présidence du parti. « J’avais regretté et critiqué l’orientation plus à droite choisie par Jean-François Copé, plus libérale globalement. Je suis plus dans les idées d’un François Fillon ou d’un Alain Juppé sur le futur positionnement de la droite. Aujourd’hui on n’a pas le projet sur la table ni des uns ni des autres. (…) C’est plus facile de critiquer la campagne de Nicolas Sarkozy (…) que de construire la suite. » Elle a rappelé que le futur président ne sera pas « nécessairement le futur candidat de la droite aux élections présidentielles, (…) je souhaite vivement que nous organisions des primaires ouvertes » a-t-elle expliqué. Avant cela, c’est un débat sur les valeurs qui s’est ouvert à l’UMP et Chantal Jouanno est prête à faire entendre sa voix, notamment sur les droits des homosexuels. « J’ai toujours été favorable au mariage homosexuel et aux droits qui lui sont liés. (…) Puisqu’il y a un débat sur les valeurs qui s’ouvre, profitons-en pour les faire évoluer. »

Chantal Jouanno est revenue sur les propos d’une autre ex-ministre, Roselyne Bachelot, qui réclame un droit d’inventaire sur la politique effectuée.  « Je n’aime pas le principe du droit d’inventaire a tranché la sénatrice. Aujourd’hui tous ceux qui nous expliquent alors même qu’ils étaient dans l’équipe dirigeante qu’ils n’ont rien dit à l’époque, qu’on a perdu parce que c’est Nicolas Sarkozy seul qui porte le fardeau de cette défaite, non, [je ne suis pas d’accord]. (…) La droitisation c’est un choix collectif du parti. »

 En plein sommet de Bruxelles, l’ancienne ministre a balayé d’une main « le principe du pacte de croissance (…) déjà inscrit dans les précédents textes. (…) Pour autant les vrais sujets que sont l’union bancaire et le contrôle budgétaire n’ont pas été résolus (…) C’est des bouts de chandelle, tout cela c’est de la com’. (…) Le vrai sujet qui pour lui était la mutualisation de la dette, il ne l’a pas, (…) et heureusement parce que le peuple allemand (…) ne le comprendrait pas, c’est un peuple qui a fait des efforts depuis plus de 10 ans. »