Benjamin Sportouch le commentateur de france inter ferait la demonstration inverse si la majorité des ministres n'était pas des élus
L'abolition de la peine de mort: « un progrès de la conscience humaine » pour Badinter
Le 30 septembre 1981, par 161 voix contre 126, le Sénat votait, le texte abolissant la peine de mort en France. Un texte ardemment défendu par le garde des Sceaux de l’époque, Robert Badinter. 30 ans après, le Sénat célèbre aujourd’hui cet anniversaire. Présidée par Gérard Larcher, la séance s’est ouverte ce matin par l’allocution de Pierre Mauroy, ancien premier ministre de François Mitterrand. Puis des sénateurs de chacun des groupes politiques ont pris la parole pour ensuite laisser la place au père de l’abolition, Robert Badinter. Pour cette dernière séance en tant que sénateur, l’ancien garde des Sceaux aura eu droit à une standing ovation de ses collègues présents. Il est monté à la tribune sous le regard de sa femme, Elisabeth Badinter présente dans l’hémicycle. Il est revenu longuement sur le combat abolitionniste et sur la bataille parlementaire qui a eu lieu à l’époque, soulignant le rôle clef du Sénat.
Si 108 états sont abolitionnistes sur les 189 reconnus par l’Onu, Robert Badinter veut croire que « la peine de mort est vouée à disparaître ».
Solennel, l’ancien garde des Sceaux a estimé que l’abolition était « l’une des rares grandes victoires morales que l’humanité puisse remporter sur elle-même ».
Loin des batailles politiques, l’hémicycle était ce matin unanime pour célébrer l’abolition de la peine de mort, acte majeur de la Vème république. Une rose à la main, Robert Badinter a quitté la tribune. Une dernière séance, sous forme d’au revoir…sous les applaudissements nourris sur les bancs de gauche comme de droite.

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