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Larcher : « Il faut entendre cette France d’à côté qui se sent délaissée »

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François Vignal
Le 20.01.2016 à 20:47

Lors de ses vœux, le président du Sénat, Gérard Larcher, a appelé à ne pas oublier le « sentiment d’abandon exprimé » lors des régionales. Sur la révision constitutionnelle, il s’est dit « prêt à dialoguer de façon constructive, enrichissante et exigeante » avec le gouvernement.

Janvier, ce sont les traditionnels vœux. Le président du Sénat n’y coupe pas, même avec un agenda chargé. Une heure plus tôt, Gérard Larcher et Claude Bartolone venaient à peine de quitter l’Elysée, où François Hollande leur a fait part ce mercredi de son intention de prolonger probablement l’état d’urgence.

Sous les dorures du salon de Boffrand, à la présidence du Sénat, les convives – Claude Bartolone, présidents de groupe, sénateurs, quelques ministres mais pas Manuel Valls parti au forum de Davos – sont présents pour écouter le discours du président du Sénat.

Gérard Larcher est revenu sur le projet de loi constitutionnelle. Il n’a pas agité la menace d’une navette parlementaire infinie, comme la semaine dernière. Il a cependant souligné que le vote du Sénat sera « éclairé par l’attention que le gouvernement et l’Assemblée nationale porteront » à la proposition de loi de Philippe Bas, président de la commission des lois, sur le terrorisme. Le Sénat sera « prêt à dialoguer de façon constructive, enrichissante et exigeante avec l’Assemblée nationale et le gouvernement » a assuré Gérard Larcher. Il a rappelé que le Sénat entendait dans sa tradition « préserver les libertés fondamentales ».

Le sénateur Les Républicains des Yvelines a aussi appelé à ne pas oublier les élections régionales et leur résultat. Ce « sentiment d’abandon exprimé le 6 décembre » dans les territoires dont le Sénat se fait le représentant. Dans une formule qui rappelle « la France d’en bas » de Jean-Pierre Raffarin, Gérard Larcher a souligné qu’« il nous (fallait) entendre, comprendre cette France d’à côté, qu’elle soit rurale ou périurbaine, qui se sent délaissée. Il ne faut laisser aucune cité, aucun village, aucun quartier se sentir hors de la République. Il nous faut restaurer la confiance perdue. Et c’est notre responsabilité à tous et toutes ». Et de conclure en appelant à la « confiance », « l’espérance », « le courage. Oui il faudra bousculer parfois nos certitudes ou abandonner nos postures ».