Pour Laurent Wauquiez, le gouvernement prépare « une rigueur folle »

+A -A
Par Public Sénat
Le 04.07.2012 à 09:41

Publicsenat.fr VOD

© Public Sénat

Laurent Wauquiez, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, invité de Radio classique et Public Sénat s’est d’abord exprimé sur les perquisitions hier au domicile et au bureau de l’ex-président de la République. Sceptique, il n’hésite pas à jeter un regard méfiant en direction du nouvel exécutif : « cela semble un peu surprenant que le jour du discours de politique générale, il y ait une perquisition au domicile de Nicolas Sarkozy ».

L’ancien chef de l’Etat est en effet soupçonné d’avoir bénéficié de fonds illicites de la part de Liliane Bettencourt pour financer sa campagne de 2007, c’est pourquoi les juges ont ordonné ces perquisitions. Mais le député de Haute Loire l’assure, « je n’ai aucun doute sur le fait que le travail de la justice permettra de dissiper ce type de rumeur. (…) J’espère que les magistrats feront leur travail et qu’ils le feront vite ».

Interrogé sur le discours de politique générale, prononcé hier par le premier ministre devant les députés, Laurent Wauquiez n’a mâché ses mots : « il y a une chose qui m’a choquée : pendant la campagne présidentielle, il n’y a pas eu un mot sur la rigueur, (…) et on a eu un discours qui était exactement l’inverse. (…) J’avais presque de la peine pour Jean-Marc Ayrault. On lui fait faire le sale travail. François Hollande se camoufle soigneusement dans cette période. (…) Quand il y a des changements de cap majeurs, c’est le Président qui assume ».

Insistant ensuite sur le fond du discours, le député ajoute : « ils font tout sauter, mais ce qu’ils gardent, ce sont les impôts et les charges sur les classes moyennes. La première tonalité choisie par M. Ayrault, c’est la facilité des impôts sur les classes moyennes, ce n’est pas le courage des économies ».

Laurent Wauquiez résume le discours à sa manière : « Hier, les impôts étaient là, les charges étaient là, le poids sur les classes moyennes était là, sur les économies et la dépense, il n’y avait rien de précis ni d’estampillé ». Avant d’ajouter, tranchant : « cette rigueur est folle, parce qu’elle repose sur une hérésie économique dans une période difficile.»

Soutien de François Fillon dans le cadre de la course à la présidence de l’UMP, l’ancien ministre a enfin tenu à défendre son candidat : « on a besoin de quelqu’un qui ait une très grande envergure. Dans cette période, on a besoin de se rassembler, et celui qui est le mieux à même de le faire, c’est François Fillon. (…) Ne cultivons pas des fausses divisions, qui en réalité sont juste assises sur des ambitions personnelles. (…) J’ai fait le choix du rassemblement c’est celui qu’a fait François Fillon.»