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Lienemann appelle à une candidature unique face à Valls à la primaire de la gauche

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Guillaume Jacquot
Le 01.12.2016 à 18:03 - Mise à jour 01.01.1970 à 01:33

Invitée de Sénat 360, Marie-Noëlle Lienemann a plaidé pour une candidature unique à la primaire de la gauche face à l’un des deux candidats issus de l’exécutif.

Le dépôt des candidatures à la primaire de la gauche vient de débuter ce jeudi 1er décembre. Le nombre de candidats est incertain, seul Arnaud Montebourg a officiellement donné ce matin le coup d’envoi de sa campagne à Paris. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, de l’aile gauche du Parti socialiste, ne s’est pas encore lancée dans la course, mais elle a rappellé qu’elle possédait déjà un nombre suffisant de parainages, « depuis très longtemps ».

« Il faut que nous convergions très vite »

Avec Arnaud Montebourg en piste, et la participation probable à la primaire du député Benoît Hamon et de Gérard Filoche, membre du Bureau national du PS, le camp des frondeurs semble partir en ordre dispersé. Marie-Noëlle Lienemann a mis en garde contre les divisions. « Je lance un appel à mes camarades de l’aile gauche : il faut que nous convergions très vite », a-t-elle lancé, proposant une « alternative unique face à la candidature de Manuel Valls ». Il ne resterait plus qu’à se mettre d’accord sur les « grandes lignes », « ce n’est pas si difficile », selon la sénatrice.

« Rouvrir la question du rassemblement des forces de gauche »

Pour Marie-Noëlle Lienemann, l’émergence d’une telle candidature serait « la seule façon de rouvrir la question du rassemblement des forces de gauche » et de « pouvoir reparler aux couches populaires qui aujourd’hui se détournent de nous ». « On ne peut pas imaginer gagner cette élection si on reste sur le couple exécutif à une des responsabilités à l’issue de la primaire », a-t-elle conclu.

Interrogée sur la crise au sommet entre le chef de l’État et son Premier ministre, Marie-Noëlle Lienemann a refuser de parler de « crise institutionnelle ». « Le pays est gouverné », relativise-t-elle. Elle a cependant déploré l’état de « confusion » dans laquelle se trouve la gauche, suspendue à la décision de François Hollande.

« Je conseille à François Hollande de ne pas être candidat, parce que je pense qu’il ne sera pas élu, il sera battu fortement à la primaire, il n’est pas en situation de rassembler », a-t-elle rappelé. Elle ajoute qu’une candidure hors du cadre de la primaire le placerait « dans une immense fragilité ».

 
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