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Loi travail : Jean-Pierre Raffarin dénonce des entreprises « sacrifiées »

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Julie Torterolo
Le 14.03.2016 à 18:29

Interrogé par Public Sénat, Jean-Pierre Raffarin, sénateur Les Républicains de la Vienne, a jugé « insatisfaisante » la version corrigée de la loi El Khomri. L’ancien Premier ministre déplore « des TPE et PME encore sacrifiées ».

« On voit bien aujourd’hui que l’exécutif n’a pas l’autorité d’un réformateur. » Pour Jean-Pierre Raffarin, le verdict est non équivoque : la conciliation entre les syndicats et Manuel Valls n’a pas abouti à un texte « satisfaisant ».  Alors que le Premier ministre a annoncé ce lundi la modification des articles les plus contestés du projet de loi, tels que les barèmes des indemnités prud'homales, et promis de nouveaux droits pour les jeunes, le sénateur Les Républicains qualifie ces nouvelles mesures de « recul ».

Pour Jean-Pierre Raffarin, les arbitrages se sont faits au détriment des chômeurs, des PME et des TPE, avec des syndicats qui ont « une faible représentativité dans le secteur privé aujourd’hui ». « On continue de défendre ceux qui ont un travail plutôt que de défendre ceux qui sont à la recherche d’un travail […] C’est ce que je regrette vraiment, ce sont les chômeurs d’une part qui voient des barrières à l’emploi de nouveau dressées, et ce sont les PME, d’autre part, dont on refuse de libérer l’énergie alors que c’est le meilleur chemin de l’emploi », martèle l’ancien Premier ministre.

Pour lui, ce sera au Parlement de rattraper le texte et d’en faire « un élément fort de ce qu’avait dit le président de la République dans sa conférence de presse en 2014. D’en faire une politique de l’offre, une politique pour les entreprises ».

Un texte remanié d’autant plus déplorable pour Jean-Pierre Raffarin que le Sénat aurait soutenu le projet initial, précise-t-il. « C’est pour nous vital pour la dynamique entrepreneuriale : il faut faire cette réforme. Il faut, je crois, l’améliorer et c’est ce que nous allons faire au Parlement. Quand l’exécutif est faible, c’est au parlement d’être fort », avance-t-il. Et le député de la Vienne va jusqu’à s’agacer de la situation : « Oui ou non l’emploi est-il une priorité dans ce pays ? Si oui, alors libérons l’énergie des entreprises. Arrêtons de charger davantage les entreprises ! ».