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L'ombre de Sarkozy plane sur les journées parlementaires de l’UMP

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François Vignal, envoyé spécial à Marcq-en-Baroeul
Le 27.09.2012 à 17:27
L'ombre de Sarkozy plane sur les journées parlementaires de l’UMP
Militants lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte, lors de la campagne présidentielle.
© AFP
« Le meilleur pour 2017 » pour l’un, un autre souhaite son « retour »… Nicolas Sarkozy est dans les têtes des parlementaires UMP. Dans la bataille pour la présidence de l’UMP, Copé et ses amis jouent les fils parfaits. Les fillonistes sont un peu plus émancipés.

Dans la bataille entre Copé et Fillon pour la présidence de l’UMP, il y a un hic. Une ombre plane sur les journées parlementaires de l’UMP, à Marcq-en-Baroeul, près de Lille : celle de Nicolas Sarkozy. Derrière la bataille de leadership entre les deux poids lourds de l’opposition, le nom de l’ancien Président revient régulièrement. « Pour moi, pour 2017, le meilleur s’appelle Nicolas Sarkozy », tranche Marc-Philippe Daubresse, pourtant soutien de Jean-François Copé. Le sénateur de Paris et ex-conseiller Pierre Charon avoue que « secrètement (il) souhaite le retour de Nicolas Sarkozy ». Mais pour cela, il faut du « désir, de l’envie », précise cet autre soutien de Jean-François Copé.

« Encore du chemin avant qu’il soit candidat »

Au soir de sa défaite, l’ex-chef de l’Etat semblait pourtant quitter la vie politique. Moins de cinq mois après, face aux difficultés de l’exécutif, son nom revient, les médias n’y étant pas pour rien. « Le choix Copé/Fillon n’est pas judicieux pour la présidence de l’UMP », analyse Benoist Apparu, « si Copé perd, il remonte sur son cheval pour la primaire de 2016. Vous rajoutez à cela un fantôme qui dans la tête de tout le monde est le boss. Vous n’aurez pas tranché la question du leadership », met en garde l’ex-ministre du Logement.

Jean-François Copé se place dans l’héritage de Nicolas Sarkozy. Fin août, son rival François Fillon semblait en revanche prendre ses distances, affirmant que le fillonisme « pourrait être une approche plus sereine et pragmatique des choses ». Comprendre, à la différence de Nicolas Sarkozy. Mais mardi, comme pour répondre aux accusations du camp Copé, il s’est placé dans la filiation de l’ex-chef de l’Etat lors de la présentation de son programme. « Le premier sarkozyste, c’est Fillon, il a un brevet en sarkozysme très clair. Sa loyauté a été totale », répond aujourd’hui Eric Woerth, qui soutient l’ex-premier ministre. Mais ce membre de l’association des amis de Nicolas Sarkozy reconnaît que l’ex-Président « est une référence pour toute la droite républicaine. Il y a un bruit de fond ». S’il ne « boude pas son plaisir de voir Nicolas Sarkozy réhabilité », il ajoute qu’« il y a encore beaucoup de chemin avant d’être candidat ».

« Nicolas Sarkozy n’est pas mort »

L’ancienne plume et conseiller Henri Guaino ne voit « pas comment les uns et les autres pourraient se placer autrement que dans la filiation à Nicolas Sarkozy. Il reviendra si l’histoire l’appelle, si l’envie est là et si les conditions sont réunies ».

Les conditions, c’est la crise et le leadership de l’UMP. Alors que Copé joue la petite musique du « plus sarkozyste que moi, tu meurs », le filloniste Jerôme Chartier doute : « Qui peut, en toute honnêteté, dire aujourd’hui qu’il se retirerait en cas de retour de Nicolas Sarkozy ? Celui qui dit s’il revient, je m’en vais, je ne le crois pas ».

Lundi, Valérie Pécresse a gaffé, en semblant vouloir enterrer Nicolas Sarkozy. Evoquant la TVA sociale et la CSG que pourraient faire le retour, l’ex-ministre du Budget a affirmé que « là encore ce sera une réhabilitation posthume de Nicolas Sarkozy ». « Elle a fait une erreur », reprend Marc-Philippe Daubresse, « Nicolas Sarkozy n’est pas mort ». Il observe, de loin.