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Luc Chatel : « On ne rassemblera pas l’UMP en enterrant Nicolas Sarkozy »

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Zied Ounissi
Le 03.10.2012 à 14:53

Publicsenat.fr VOD

© Public Sénat

Invité de Public Sénat et de Radio classique ce matin, l’ancien ministre de l’éducation du gouvernement de François Fillon, Luc Chatel, a fait le point sur la crise de leadership qui agite actuellement l’UMP.   

Pour Luc Chatel « le temps du droit d’inventaire n’est pas arrivé », et il n’est pas nécessaire de « se tirer une balle dans le pied en permanence ». Soutien de Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, Luc Chatel a tenté de faire taire les dissensions qui agitent actuellement son parti : « nous aurons le temps de faire le bilan des années Sarkozy (…) mais nous devons être solidaire de ce que nous avons fait pendant un période difficile ».  Luc Chatel s’est ainsi démarqué de la sortie de Valérie Pecresse (soutien de François Fillon) qui a estimé, ce weekend, sur l’antenne de l’émission BFM Politique-RMC-Le Point, que la droite avait commis une « erreur (…) celle de ne pas réduire les déficits en début de quinquennat [de Nicolas Sarkozy ».

Luc Chatel s’est par ailleurs prononcé en faveur de l’organisation d’un débat télévisé entre François Fillon et Jean-François Copé. Estimant que l’organisation d’un tel débat « montre la maturité d’une formation politique », il a ajouté que « plus on va vers le grand public (…) plus on parle aux français, mieux c’est ».   

Jean-Marc Ayrault est à la tête d’un cartel électoral

Luc Chatel a d’autre part concentré son intervention sur la critique de l’action du gouvernement. A propos du plaidoyer tenu par le Premier ministre en faveur du vote du traité budgétaire européen hier à l’Assemblée, l’ex-ministre de l’éducation s’est rappelé au bon souvenir de la cellule riposte de l’UMP, estimant que le chef du gouvernement faisait « un peu pitié à voir hier (à l’assemblée) », ajoutant qu’on voyait la majorité « se disloquer face à un texte absolument majeur ».

Il a passé en revue la politique du gouvernement et s’est attardé sur le thème de l’insécurité : « les résultats en terme d’insécurité, malgré la popularité [du] ministre de l’intérieur, sont désastreux » : « on ne peut pas d’un côté avoir un ministre qui joue le républicain, qui joue l’apaisement et puis de l’autre une ministre de la justice [Christiane Taubira] qui a longueur de journée prend des positions (…) qui consistent à montrer que le gouvernement est en retrait sur [ces] questions ».