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L'UMP se retire des états généraux des collectivités car «tout est déjà décidé»

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Le 04.10.2012 à 18:26

Les sénateurs UMP ont décidé de se retirer des états généraux des collectivités et de ne pas participer, vendredi, à la dernière journée de cette manifestation à la Sorbonne, a annoncé jeudi à l'AFP leur chef de file, Jean-Claude Gaudin.

"Nous ne participerons pas demain (vendredi) aux conclusions de ces journées à la Sorbonne parce que l'organisation des travaux ne laissera pas de droit de réponse à l'opposition", a déclaré le sénateur-maire de Marseille à l'issue de la première journée de cette manifestation qui a réuni plus de 900 élus locaux au Sénat.

Il a souligné que les sénateurs UMP "ont participé tout l'été aux états généraux dans un esprit constructif mais néanmoins vigilant".

Mais "trois raisons justifient cette décision", a-t-il expliqué. "Premièrement le gouvernement se moque ouvertement du Sénat et des élus locaux, puisque tout est déjà écrit et décidé et le projet de loi prêt depuis le mois de juillet, selon Mme Lebranchu".

Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, avait indiqué récemment dans un entretien aux Echos que la réforme des collectivités était prête, avant de corriger ses propos.

Deuxièmement, a poursuivi M. Gaudin, "ce budget fait porter aux collectivités un effort de 2,25 milliards d'euros en 3 ans". "Faut-il rappeler la fronde du Sénat nouvellement passé à gauche l'an dernier lorsque Mme Pécresse avait seulement envisagé un effort dix fois moins important de 200 millions avant de reculer", a-t-il dit.

Enfin l'élu marseillais a mis en cause une "attitude sectaire" de la gauche à l'Association des maires de France (AMF) où "André Laignel (secrétaire général de l'AMF) exige aujourd'hui une présidence tournante ou un changement de mode de scrutin du président sous peine de créer une association dissidente". L'AMF est actuellement présidée par l'UMP Jacques Pélissard. "Est-ce que nous demandons la présidence tournante du Sénat au prétexte que nous ne l'avons perdue que de six sièges ?", s'est-il interrogé.