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Manifestation contre la loi Travail du 31 mars : « on sera plus nombreux » prévient Jean-Claude Mailly

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Public Sénat
Le 29.03.2016 à 21:10

Le 9 mars dernier, lors des premières manifestations contre la loi Travail, FO avait estimé à 500 000 les manifestants dans toute la France. Jeudi 31 mars, « ils seront plus nombreux » prédit Jean-Claude Mailly. « C’est ce qui me remonte au sein de Force Ouvrière, des départements… Il y a des entreprises qui ne se mobilisent pas beaucoup et qui là sont prêtes à se mobiliser, il y a des arrêts de travail qui sont déposés. Donc je pense qu’on sera nombreux et dans tous les cas de figures il y aura une suite » a-t-il prévenu.

Jean-Claude Mailly  a également eu des mots durs à l’égard du patron de la CFDT, Laurent Berger. « À la CFDT ce sont des coucous. Ce sont ceux qui vont dans le nid des autres pour pondre leurs œufs ». Une réponse à des récentes critiques de Laurent Berger à son égard. Le Secrétaire général de la CFDT a rappelé que contrairement à Jean-Claude Mailly lui n’avait pas sa carte du PS et par conséquent « n’était ni achetable ni acheté ». « Je ne l’ai jamais caché » a réagi le patron de FO avant de conclure  « il n’y a pas besoin d’avoir une carte au Parti socialiste pour être d’accord avec le gouvernement, regardez Laurent Berger ».

La révélation du salaire du PDG du groupe PSA Carlos Tavares, qui a vu sa rémunération doubler en 2016 (5,24 millions d’euros en 2015) a d’abord « surpris » Jean-Claude Mailly qui ne souhaite « pas cibler sur un individu quel qu’il soit ». Ce qui est en cause selon lui « c’est le mode de rémunération des présidents de ces entreprises qui « est disproportionnée mais pour tous les présidents de multinationales » selon lui.  A la question Carlos Tavares est-il un bon patron ? « Pour le moment oui (…) il n’a pas licencié, il a une entreprise qui fonctionne (…) mais ça ne justifie pas n’importe quelle rémunération non plus » a concédé le secrétaire général de FO.

À un an de l’élection présidentielle et dans l’hypothèse d’un duel au second tour entre le Front national et « un candidat de gauche ou de droite », le syndicat FO ne donnera pas de consigne de vote.  « Nous dirons ce que nous avons à dire mais nous ne donnerons pas de consigne de vote formelle comme nous l’avons fait en 2002 » prévient Jean-Claude Mailly avant d’ajouter « l’indépendance syndicale est de ne pas donner de consigne de vote  dans les moments où ce n’est pas si facile que ça ».