×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Marine Le Pen lie repentance et « hostilité » vis-à-vis de la France

+A -A
Par Public Sénat
Le 18.10.2012 à 12:48

Interrogée par Radio Classique et Public Sénat sur les déclarations de François Hollande, concernant reconnai[ssance]  lucide » de la France de « la « tragédie » qu'a constitué la répression « sanglante » de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961, l’élue européenne frontiste, Marine Le Pen a déclaré qu’elle « commen[çait] à en avoir soupé de ces représentants de la France qui n’ont de cesse que de la salir »

Considérant que « le FLN a été responsable de milliers de morts, (…) de milliers de mutilations (…) », elle s’est posée la question de savoir « à quand la repentance pour la Saint-Barthélemy ? » et a expliqué que « toutes ces repentances ont une influence sur (…) un certain nombre de nouvelles générations de Français d’origine algérienne », qui auraient « une hostilité, une haine et même le sentiment que la France leur doit quelque chose, qu’ils viennent d’ailleurs chercher, pour certains, de gré ou de force. »

Parmi les autres réactions politiques, l'ex-Premier ministre François Fillon s'est élevé contre, l’initiative du Président de la république et « la culpabilité permanente » assénée dans une France « en dépression nerveuse quasi permanente ». « Bien sûr qu'on peut reconnaître! », a-t-il toutefois ajouté, « mais chacun sait qu'il y a aussi les crimes de l'Algérie au lendemain de l'indépendance, le massacre des harkis, la question des archives algériennes jamais ouvertes ».

En réaction aux propos du chef de l’Etat, le chef de file des députés UMP Christian Jacob a quant à lui déclaré qu'il était « intolérable de mettre en cause la police républicaine et avec elle la République toute entière ».

Une proposition de résolution étudiée mardi prochain au Sénat

Le Sénat étudiera mardi prochain, en séance publique, une proposition de résolution du groupe communiste déposée par Nicole Borvo Cohen-Seat « tendant à la reconnaissance de la répression de la manifestation du 17 octobre 1961 ».