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Marine Le Pen surenchérit sur l’immigration

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François Vignal, avec Jerôme Rabier (images)
Le 21.02.2011 à 17:38

Fin de la dédiabolisation ? Marine Le Pen s’est (plutôt) efforcée jusqu’ici à donner une image plus présentable du Front national. Après sa conférence de presse sur l’immigration ce matin, l’objectif semble avoir changé, du moins dans l’immédiat.

Dénonçant l’augmentation du nombre de titres de séjour et de naturalisations, la présidente du Front national y voit un dessein du gouvernement : « Ces chiffres montrent que l’immigration (…) est volontairement accélérée dans un processus fou dont on se demande s’il n’a pas pour objectif le remplacement pur et simple de la population française »… Marine Le Pen ajoute, en direction d’une partie de son électorat : « On entend dans certains quartiers que lorsqu’une personne âgée meurt, c’est une famille immigrée qui la remplace dans son appartement HLM ».

Elle fait « appel aux Jean Moulin de l’administration »

Ce nouveau coup de barre à droite de la fille Le Pen intervient au moment où Nicolas Sarkozy lance un débat sur l’Islam. Après celui sur l’identité nationale, finalement enterré, le chef de l’Etat tente de nouveau de marquer sa différence sur l’immigration, à l’approche de la présidentielle. Une stratégie qui lui avait permis de siphonner une partie de l’électorat frontiste en 2007.

Mais alors que Nicolas Sarkozy cherche à (ré)occuper le terrain sur sa droite, Marine Le Pen surenchérit. Et à ce jeu, la leader du FN est imbattable : elle a réclamé ce matin une « transparence démocratique » sur les chiffres de l’immigration. Elle vise le « nombre de personnes ayant la binationalité », la « part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans  nos prisons » et « la part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans les crimes et délits ».

Utilisant une comparaison historique vaseuse – elle sait de qui tenir, son père étant un spécialiste – Marine Le Pen fait « appel aux Jean Moulin de l’administration, aux fonctionnaires patriotes qui veulent organiser ce qu’il faut bien appeler la résistance à cette politique insensée ».