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Migrants : « Le sentiment des citoyens est qu’on ne contrôle plus rien » estime Larcher

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Public Sénat
Le 22.09.2016 à 10:26

Invité de l’émission Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio, le président du Sénat Gérard Larcher est revenu hier sur l’audition de Bernard Cazeneuve devant la Commission des lois sur le plan de répartition des migrants de Calais.

Le ministre de l’Intérieur a promis une concertation avec les élus et une aide financière aux communes. Une concertation que soutient Gérard Larcher, mais il demande à aller plus loin. Il appelle à un contrôle plus important des frontières en Europe, à une renégociation des Accords du Touquet signé en 2003, et à une réadaptation du droit d’asile.

« Le vrai sujet, c’est aussi l’inadaptation du droit d’asile en France et en Europe. Les procédures trop longues, des reconduites inexistantes, des procédures de régularisation (…) qui sont incitatives. Il faut traiter avec humanité et avec objectivité. Il ne suffit pas de démanteler pour qu’un autre Calais naisse ». Il est en accord avec Nicolas Sarkozy qui, en visite mercredi à Calais, appelait à l’expulsion des personnes n’ayant pas le statut de réfugiés. « Si on n’exécute pas les conséquences des décisions sur le droit d’asile, on affaiblit ce droit et on décrédibilise les Etats et le droit.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 57% des Français seraient contre ce plan de répartition proposé par le gouvernement. Un rejet qui est encore plus important dans les communes de moins de 20.000 habitants. « C’est un sujet qui est posé à toute l’Europe », estime Gérard Larcher, « et il va falloir faire très vite après le sommet de Bratislava, car au fond le sentiment des citoyens, c’est qu’on ne contrôle plus rien. Et ce  sentiment de doute, ils l’ont vis-à-vis de l’Etat et vis-à-vis de l’Europe ».

Le président du Sénat est l’un des sages de la primaire de la droite et du centre en tant  que membre de la commission d’organisation de la primaire. Il l’affirme : les modalités de la primaire sont très faciles à comprendre pour les citoyens. 


 

Le président du Sénat, qui a toujours soutenu François Fillon et était au meeting de ce dernier au Cirque d’Hiver mercredi, constate un engouement pour le candidat. « Il y avait beaucoup de monde. On était sur des sujets comme l’éducation, le travail, et la sécurité de notre pays. Il y a eu un vrai échange avec ceux qui étaient présents ». Il reconnaît beaucoup défendre François Fillon, tout en assurant dire ce qu’il pense, rappelant avoir recadré son candidat lors des Universités d’été à la Baule sur sa phrase adressée à Sarkozy « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen ? »

Gérard Larcher a également eu une pensée pour Jacques et Bernadette Chirac, hospitalisés à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. « Je respecterai leur tranquillité » a-t-il déclaré. Le président du Sénat, qui a été ministre du Travail de l’ancien président de la République, a appelé à faire très attention collectivement, notamment sur les réseaux sociaux.