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Quitter le mode zen

« Misogyne beauf », « nana » : échanges « virils » sur la parité au Sénat

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C.D.
Le 17.01.2013 à 16:08
© Public Sénat


 

Ambiance électrique au Sénat. Les sénateurs  débattent  ce jeudi du projet de scrutin paritaire consistant à élire dans les départements un binôme homme-femme par canton. La droite UMP et centriste UDI-UC conteste ce mode d'élection qui implique une division par deux du nombre de cantons et donc leur découpage. Les élus de droite critiquent un système « loufoque », jugeant qu'il défavorise les territoires ruraux, mais leurs arguments ont vite dérapé ce matin sur la question de la parité. Le centriste Hervé Maurey a qualifié ce scrutin de « totalement baroque », de « gadget », assurant que « beaucoup de femmes risquent de se retrouver dans le rôle de potiches ».

« Ne faisons pas d'obsession sexuelle collective », s'est exclamé  le sénateur UMP du Maine-et Loire Christophe Béchu . « C'est humiliant pour les femmes »  a renchéri le sénateur UMP de la Haute Marne, Bruno Sido qui a proposé de laisser ce binôme juste pour une mandature le temps pour les femmes de « faire leurs preuves ».

Les réactions des sénatrices ne se sont pas faites attendre :  « C'est inadmissible, scandaleux, est-ce ce vous accepteriez de tels propos pour vous messieurs » a demandé la sénatrice écologiste de Seine et Marne, Hélène Lipietz .

« Vous avez gagné la palme du misogyne beauf »

Mais c’est la sénatrice socialiste de l’Oise, Laurence Rossignol qui a un poussé un véritable coup de gueule contre ce débat « terriblement régressif », s'en prenant au sénateur Bruno Sido qui faisait une remarque alors qu'elle prenait la parole.

« Vous pouvez répéter, vous venez de dire, « c'est qui cette nana ? » , Monsieur Sido vous avez gagné la palme du misogyne beauf de cette assemblée . Avec les propos que nous avons entendus je prévois une certaine postérité pour Monsieur Béchu comme pour Monsieur Maurey », a-t-elle lancé, en s’assurant que l’intégralité des propos serait rapportée au Journal Officiel. Le vote de l'article instaurant le nouveau mode de scrutin ne devrait intervenir qu'en fin d'après-midi.

(avec AFP)