Morin : « A Paris le seul capable de gagner face aux socialistes, c’est Borloo »

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Par Public Sénat
Le 22.10.2012 à 12:12

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Hervé Morin, député de l’Eure et Loire, rallié à l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, était l’invité de Radio Classique et de Public Sénat ce matin. Il est revenu sur les ambitions politiques et électorales du nouveau parti du centre droit.

Pour Hervé Morin, l’UDI sera « le parti de la liberté [d’entreprendre] (…) on crève de règles, de l’incessante modification des textes, des lois, de l’insécurité juridique permanente. On crève qu’on vous interdise tout (…) ce n’est pas parce qu’il a manqué de régulations sur la finance et les banques qu’on n’a pas besoin de grands espaces de liberté pour la création de richesse». Il s’est par ailleurs agacé de « l’insécurité fiscale. »

A propos des ambitions électorales du nouveau parti du centre droit, l’ancien ministre de la défense a indiqué qu’il fallait que « nous puissions être en mesure de dire aux Français « le Centre est de retour ». Il faut des villes que nous gagnions nous [et qu’à]Paris, ». Il a par ailleurs enjoint François Bayrou à rejoindre l’UDI : « ta place est avec nous dès lors que tu sais où tu habites », a-t-il dit.

Interrogé sur la politique du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, Hervé Morin a affirmé que « L’ensemble des mesures décidées par les socialistes est un crime contre l’économie française ». Il a d’autre part ajouté que « « [bien qu’il] ait regretté le comportement au pouvoir [de Nicolas Sarkozy] dans la première partie [de son mandat, s’il avait été élu], nous n’aurions pas eu cette folie-là (…) c’est tout de même fascinant en matière économique (…) on a eu une cession extraordinaire au mois de juillet, on n’a traité aucun sujet important. Puis arrive l’automne, on annonce un choc de compétitivité, on demande à Louis Gallois (…) de faire un rapport, on se dit que ce rapport va être le moyen pour Hollande de forcer la partie gauche de sa majorité, et on dit à Louis Gallois : « ça, il ne faut pas en parler, ça ce n’est pas le sujet ». Dix ans dans l’opposition pour ça ! Pour ne pas être capable de présenter trois mesures ! ».