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NDDL : Bruno Retailleau, Johanna Rolland et Philippe Grosvalet demandent à Hollande de trancher

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François Vignal
Le 01.02.2016 à 17:52
NDDL : Bruno Retailleau, Johanna Rolland et Philippe Grosvalet demandent à Hollande de trancher
Bruno Retailleau, président du groupe LR du Sénat.
© AFP / JEAN-FRANCOIS MONIER

« Pas d'évacuation par la force » des habitants de Notre-Dame-des-Landes et une nouvelle étude pour voir si « des projets alternatifs ou complémentaires » sont possibles. Les déclarations dimanche de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, ont un double effet : calmer le jeu et rassurer un peu les opposants de l’aéroport (voir notre article sur le sujet « NDDL : Royal rassure les opposants »), alors que la justice a autorisé l’expulsion des zadistes, mais remettre aussi une pièce dans la machine.

« Il faut que l’ambigüité soit levée et il faut trancher le débat »

L’opposition de Ségolène Royal au projet est connue. Mais elle exaspère les défenseurs du projet, comme le président Les Républicains des Pays-de-la-Loire, Bruno Retailleau. Il demande à François Hollande de trancher.

« J’envoie ce soir une lettre au président de la République, cosignée par Johanna Rolland, présidente PS de Nantes métropole et maire de Nantes et par Philippe Grosvalet, président PS du conseil départemental de Loire-Atlantique, pour demander un rendez-vous à François Hollande », annonce à publicsenat.fr Bruno Retailleau. « Il faut que l’ambigüité soit levée et il faut trancher le débat » ajoute le président du groupe LR du Sénat.

« C’est une nouvelle cacophonie »

Il était ce lundi sur les chantiers de Saint-Nazaire aux côtés du ministre de l’Economie Emmanuel Macron. « Il a confirmé que Notre-Dame-des-Landes était un projet important. Il a confirmé la volonté de le mener à bien. Et donc d’évacuer. Il a contredit en tous points madame Royal. C’est une nouvelle cacophonie » dénonce-t-il.

Quant à l’étude demandée par Ségolène Royal, elle n’a pas plus les faveurs de Bruno Retailleau. Il accuse la ministre « ne pas connaître le dossier. Les études ont été faites. Elle avait proposé une alternative pour les habitants de l’ouest en prenant le train jusqu’à Orly. C’est exactement comme pour l’A 831, autoroute enterrée par Ségolène Royal. Elle disait qu’elle avait un plan B, on l’attend toujours. C’est une façon très clair d’enterrer le dossier », selon le sénateur de Vendée. « Si le Président veut gagner la bataille de l’emploi, il ne peut pas stopper les projets favorables à l’emploi », ajoute Bruno Retailleau, qui « ne souhaite pas qu’on sacrifie un projet sur l’autel des arrangements politiciens ». Il pourra le dire à François Hollande. S’il le reçoit.

 
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La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, affirme qu’il n’y aura «pas d’évacuation par la force» à Notre-Dame-des-Landes. «Ça va dans le bon sens», selon le sénateur EELV et opposant au projet Ronan Dantec. Bruno Retailleau dénonce une «attitude insupportable».