Back to Top
×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Nicolas Sarkozy prend la défense du général Piquemal

+A -A
Simon Barbarit
Le 13.02.2016 à 17:32

Au détour d’une intervention sur la politique familiale, Nicolas Sarkozy a exprimé sa conception de la liberté de manifester en France, prenant l’exemple d’un ancien général interpellé à Calais lors d’une manifestation contre les migrants. « J’aurais aimé qu’on le laisse tranquille » a-t-il assuré.

Il y a deux poids deux mesures dans la liberté de manifester pour Nicolas Sarkozy, qui pointe les défaillances de l’exécutif lors du blocage par des gens du voyage en novembre dernier de l’autoroute A1. Une référence désormais régulière chez les Républicains pour illustrer le manque d’autorité de l’Etat sous François Hollande. Nicolas Sarkozy enfonce le clou : « j’aurais aimé qu’on laisse tranquille ce général qui dans le Pas-de-Calais a bien le droit de manifester ». Rappelons ici que le général en question, Christian Piquemal, ancien patron de la Légion étrangère, avait été interpellé à Calais lors d’une manifestation d’extrême droite, hostile aux migrants et interdite par la préfecture.

Concernant la situation dans cette ville, où les tensions se sont multipliées ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy reprend ses habits de ministre de l’Intérieur : « chacun est le bienvenu en France mais quand on est étranger à la République française on ne manifeste pas sur le sol de la République française. On ne casse pas et on ne fait pas de Calais une zone de non droit parce que les gens n’en peuvent plus ».

Cette digression est intervenue au détour de son intervention sur la politique familiale. Bien échauffé par le discours d’Hervé Mariton, candidat à la primaire, qui évoquait  sa volonté de faire abroger la loi sur le mariage pour tous. La réponse est une nouvelle fois ambigüe de la part du président des Républicains. «Il y aura un débat entre nous. J’ai pris des positions mais je ne peux pas être le seul qui n’ait pas le droit de prendre des positions (….) Nous aurons à débattre de tout cela, chacun se prononcera en son âme et conscience ».

Est-ce à dire que son revirement sur l’abrogation de la loi Taubira n’est pas définitif ? L’ancien président de la République explique ensuite « que ce qu’il a voulu dire », c’est qu’il a été « choqué » par la manière dont ont été traités, selon lui, les opposants au mariage pour tous, trouvant « honteux »  l’expression de Jacques Atali qualifiant la manif pour tous de « fascisme en loden ».

En conclusion le président des LR, ne veut pas que « sa famille soit caricaturale », ou qu’aucun de ses compatriotes « puisse se sentir blessé ». En tout cas pas le général Piquemal…