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NSA : «Les Américains pêchent au filet, quand nous les Français on pêche au harpon»

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Marie-Carline Chardonnet
Le 21.10.2013 à 19:07
NSA : «Les Américains pêchent au filet, quand nous les Français on pêche au harpon»
© AFP

L’effet Edward Snowden, se fait sentir de nouveau. Le Monde a apporté d’accablantes révélations sur le système et les cibles de l’espionnage de l’agence de sécurité américaine (NSA). La France qui a été tout autant ciblée, dispose de preuves tangibles de faits d’espionnage.

Les dernières divulgations font état d’une surveillance massive des communications téléphoniques des Français. La NSA s’est aussi intéressée aux données qui transitent par les adresses mail terminant en Wanadoo et Alcatel-Lucent. C’est la question des nouvelles technologies et des pouvoirs de l’agence nationale sur la sécurité des systèmes d’information et ceux de la police ou de la gendarmerie. La maison Blanche, a minimisé la nouvelle controverse, mais celle-ci a pris de l’ampleur.

Tout les abus de puissance sont nuisibles pour le respect des libertés individuelles ».

 « Avec les Américains, en fin de compte il n’y a pas vraiment eu d’accord, les menaces sont asymétriques car les technologies ont évolué d’une telle façon qu’il n’existe plus de contrôle possible» affirme Jean-Marie Bockel, le sénateur UDI du Haut-Rhin, auteur d’un rapport sur la cyber défense.

Jacques Berthou, sénateur PS de l’Ain, va dans le même sens : «On est  attaqué de toutes parts. Tout le monde, des sociétés individuelles, des particuliers comme les Etats ». 

Aujourd’hui,  le projet de loi de programmation militaire est en débat au Sénat. L’objectif en matière de Cyber défense, est de modifier le régime des réquisitions administratives, comme le code pénal ou celui de la propriété intellectuelle.

Du côté du gouvernement, les réactions ne se sont pas fait attendre, Laurent Fabius, a annoncé qu’il  a convoqué « immédiatement » l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris.

Revenant sur la demande de David Cameron au sujet d’une commission d’enquête,  Jean-marie Bockel  affirme « qu’on ne peut pas être contre une commission d’enquête parlementaire ». Mais il précise « qu’on n’a jamais eu les moyens suffisants pour contrer un espionnage massif ».

En France, précise-t-il : « Nous avons une méthode plus ciblée, et plus limitée au regard de nos capacités ». « Il faut éviter les abus, et mettre en place des règles du jeu international, qui ne seront pas toujours respectées, certes, mais qui poseront des limites communes » ajoute-t-il. Pour expliquer le rapport de force inégal entre le pouvoir d’espionnage français et américain, il aime citer Jean-Jacques Urvoas qui avait souligné que « les Américains pêchent au filet, nous les français on pêche au harpon ».

Pourtant il se dit confiant des moyens de cyber défense possédés par la  France : « On n’a pas les moyens de tout contrôler,  tout le temps,  mais il existe des dispositifs d’alerte, et au niveau européen on est les mieux équipés ».

 Et de conclure : «A propos d’Edward Snowden, je ne suis ni dans l’indifférence, ni dans l’excès. Tout les abus de puissance sont nuisibles pour le respect des libertés individuelles ».

Les outils de défense contre les cyber attaques

Jacques Berthou, sénateur PS de l’Ain s’interroge : comment se prémunir contre ce genre d’attaque?  Il qualifie ces attaques de « fléau et de sabotage » et s’alarme sur leurs états dévastateurs qui peuvent « mettre à plat une économie » et surtout «  mettre en cause la sécurité  d’un pays »  

La France dispose de capacités défensives et  offensives qui doivent garantir la démocratie. Les armes à notre disposition s’appellent la direction générale de l’armement (DGA) ou l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information ( L’ANSSI) , à la source des système de brouillages, d’équipements de protection hautement confidentiels, qui permettent de créer notre propre cœur de réseaux. Si tous ces équipements rassurent les entreprises, les administrations, et les citoyens, la divulgation d’abus publics, permet de garder une vigilance, nécessaire avec nos propres alliés.

Pour Jacques Berthou  sénateur PS de l’Ain Il faut réagir de toute urgence : « En donner les moyens aux entreprises  de se protéger contre les cyber attaques.  C’est un problème d’urgence nationale ». 

«  L’affaire Snowden nous a permis de nous rendre compte  que les alliés sont allés au plus loin dans espionnage avec un Etat ami, avec une telle puissance qu’il nous faut des bons outils pour nous défendre » précise le sénateur de l’Ain.

La formation des ingénieurs  et l’évolution par la recherche des différents équipements sont les outils préconisés par Jacques Berthou.

 « Par des matériels, des systèmes, les technologies, nous conserverons notre indépendance, notre propre système, qui sera créateur d’emploi » ajoute-t-il.

 
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