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Parlement : Une session pas vraiment extraordinaire

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Thomas Leroy
Le 17.07.2012 à 17:52
Parlement : Une session pas vraiment extraordinaire
© AFP
Le gouvernement avait promis une session extraordinaire chargée. Finalement, le mois de juillet ne sera pas vraiment encombré et certains députés de droite se plaignent de cet agenda trop léger. Moins tempétueux, les sénateurs respirent et se réjouissent de ce rythme tranquille.

C’est une période de transition dans les deux chambres du parlement qui débute. En attendant les vacances, les députés et sénateurs potassent leurs sujets pour la rentrée. Il faut dire que l’actualité est moins chargée que prévu.

Au total, seules trois lois sont discutées. Sujet incontournable en raison d’un vide juridique, la loi sur le harcèlement sexuel a du être votée au début du mois. Autre texte, celui de l’abrogation de la majoration à construire. Seul véritable point sur lequel s’accrocher, le projet de loi de finance rectificatif sur lequel planchent actuellement les parlementaires. Passé cela, les députés de droite ont tendance à s’ennuyer. Interrogé par le Parisien, l’ancien président de l’Assemblée Nationale Bernard Accoyer s’est offusqué de ce « gaspillage de temps et d’argent » regrettant que l’ordre du jour ne soit pas « plus resserré. » Pour le député UMP Etienne Blanc, interviewé par 20minutes,  le gouvernement s’est contenté d’étaler « quelques textes sur toute la durée».
Il y a 5 ans, l’actualité était plus chargée. Nicolas Sarkozy avait notamment fait voter la loi sur les universités, la loi TEPA ou encore le service minimum.

« Démocratiquement sain »

Au Sénat, ce n’est pas tellement l’effervescence. Même les sénateurs UMP se veulent indulgents.  « Le gouvernement s’installe », affirme Jean-René Lecerf, sénateur du Nord-Pas-de-Calais. « Il y a eu des incontournables. Maintenant qu’on laisse un peu de maturation, c’est naturel et démocratiquement sain. » Même avis pour la sénatrice des Hauts-de-Seine,  Isabelle Debré. « Une session normale » affirme t-elle, soulignant qu’elle « travaille beaucoup » sur ses dossiers. « On a assez reproché par le passé à des lois d’arriver trop vite sans concertation préalable », note le sénateur PS Jean-Pierre Sueur.  « Et le gouvernement Ayrault est là pour cinq ans, » rappelle t-il.

D’ailleurs, le report éventuel de certains textes comme la loi visant la séparation des banques de crédit et de dépôt ne semble pas un mal. « Ce sont des textes techniquement complexes », insiste Jean-René Lecerf. « On voudrait les fagoter en quelques mois », ironise t-il.  Jean-Marie Vanlerenberghe (Union Centriste) admet que la session « parait un peu light (…) On s’attendait à avoir un été très chargé. » Il reconnait néanmoins qu’il est « assez normal que la nouvelle majorité mette du temps à se mettre en place (…) C’est un peu léger mais était-il possible de faire plus vite ? »