Pecresse : «On vient de vivre une étape supplémentaire dans la série les amateurs»

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Par Public Sénat
Le 25.10.2012 à 11:59

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Invité de Public Sénat et de Radio Classique ce matin, Valérie Pecresse a moqué l’annonce prématurée par Jean-Marc Ayrault de la censure  de la loi sur le logement, qualifiant le gouvernement socialiste « d’amateurs ».

Interrogée sur l’annonce prématurée par Jean-Marc Ayrault de la censure  de la loi sur le logement par le Conseil constitutionnel,  Valérie Pecresse a affirmé qu’on « on [venait] de vivre une étape supplémentaire dans la série « les amateurs » (…) c’était une faute de la part de Jean-Marc Ayrault ». Un brin cynique, l’ancienne ministre déléguée à l’enseignement supérieur a déclaré qu’elle « ne se réjouissait pas [pour autant] quand le gouvernement se ridiculise (…) ce que veulent les Français aujourd’hui c’est qu’il y ait un gouvernement à la hauteur de la gravité de la situation », a-t-elle ajouté.

Elle a par ailleurs « accusé » le gouvernement socialiste de « sectarisme » et a affirmé que tout le logiciel socialiste était [en train] de s’ébranler » : « la France n’attendra pas cinq ans un choc de compétitivité (…) il n’y a aucune fatalité au déclin de la France, il n’y a aucune fatalité aux plans sociaux, simplement il faut aller radicalement dans une politique de compétitivité.»

A propos du débat programmé ce soir entre François Fillon et Jean-François Copé, celle qui soutien l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy a indiqué que  « tout [serait] dans la nuance (…) mais [que] le positionnement politique de François Fillon le met dans une position d’être beaucoup plus rassembleur. Il a voté non à Maastricht, il est européen, il a du terroir, il est élu de Paris. (…) Il peut à la fois récupérer les électeurs qui sont partis voter FN et garder ou récupérer les électeurs qui se sont abstenus ou qui ont voté Hollande. » Interrogée sur le fait de savoir si l’élection à la présidentielle de l’UMP constituait, ou non, un tremplin à l’élection résidentielle de 2017, elle affirmé que « celui qui fera gagner [l’UMP] aux présidentielles est celui qui nous fera gagner les municipales. »

A propos du budget alloué au Grand Paris par le Projet de loi de finance 2013, la conseillère régionale d’Île-de-France a affirmé  qu’en l’état « le budget 2013 annoncé par le gouvernement [signifiait] la mort annoncée du Grand Paris (…) Je veux faire plier le gouvernement sur le Grand Paris, je veux qu’il mette ce milliard [d’autant que] Jean-Paul Huchon et la région Île-de-France ont adopté ce projet. »