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Philippe Marini : « Le Sénat peut tout à fait basculer à gauche »
Hier le sénateur UMP Philippe Marini a averti sur le plateau de Public Sénat que le Sénat pouvait « tout-à-fait basculer à gauche en (septembre) 2011 », ce qui selon lui compromettrait la fin du quinquennat.
« Sur un plan arithmétique, le Sénat peut tout à fait basculer à gauche en septembre 2011 », a-t-il estimé. « L'élection est particulière dans chaque département, avec un résultat difficile à prévoir au bout du compte », car « il y a la stratégie mais aussi beaucoup de tactique », a-t-il expliqué.
« Il faudrait que la majorité (UMP, centristes, et quelques radicaux et non inscrits) perde une bonne vingtaine de sièges pour qu'il y ait basculement. Or, vingt sièges, ce n'est pas beaucoup. La gauche a donc une chance très réelle de l'emporter », a ajouté le rapporteur général de la Commission sénatoriale des Finances.
Il en « appelle au sens des responsabilités, car un Sénat qui basculerait (...) ce serait des conditions compromises pour la fin du quinquennat ».
« Du fait de la révision constitutionnelle (votée en juillet 2008), les assemblées (parlementaires) ont de réels pouvoirs. La mécanique pourrait se gripper, l'État se bloquer », a-t-il prévenu.
Concernant les finances de l’Etat, le sénateur UMP a également affirmé que ses recettes nettes s'établissaient « fin avril 2010 à 77 milliards d'euros », soit 12 milliards de plus que fin avril 2009, ce qui tend à démontrer selon lui que la France est vraisemblablement sortie des « effets fiscaux de la récession ».
Le rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat a ensuite comparé les « 77 milliards » de recettes nettes de l'Etat aux « 65 milliards » enregistrés à la même date en 2009.
« Que disent ces chiffres, sans leur accorder une importance surdimensionnée? Que nous sommes vraisemblablement sortis de la récession, ou en tout cas des effets fiscaux de la récession », a-t-il estimé.
« Sommes-nous pour autant sortis de la crise, ou des crises, je n'en sais rien. Mais avec ces indicateurs comptables et précis, je tiens à relativiser les indicateurs +rouges sang+ », évoqués un peu plus tôt par le président de la Cour des Comptes, Didier Migaud.
« Tous les clignotants budgétaires et financiers sont au rouge », avait averti Didier Migaud, en présentant un rapport sur la gestion budgétaire de l'Etat en 2009. « L'exécution budgétaire s'est achevée l'an dernier par un déficit de 138 milliards d'euros, soit une fois et demi celui constaté en 2008 », pourtant déjà à un niveau record à 56 milliards, selon le président de la Cour des Comptes.
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Publicsenat.fr VOD

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