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Pics de pollution : vers un déclenchement plus rapide de la circulation alternée

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Nadia Belrhomari
Le 14.01.2016 à 17:34
Pics de pollution : vers un déclenchement plus rapide de la circulation alternée
© afp

Alain Vidalies, le secrétaire d’Etat en charge des transports, vient d’annoncer l’édiction prochaine d’un arrêté interministériel pour accélérer le déclenchement de la circulation alternée « dès qu'un épisode de pollution prolongée est prévu », prenant ainsi de court les parlementaires qui examinaient ce matin, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi écologiste en ce sens. Retour sur cette mesure attendue.

C’est peut-être la fin d’un bras de fer qui avait vu s’opposer, en novembre dernier, des élus PS au gouvernement. Rappelez-vous : lors des pics de pollution ayant touché Paris, Anne Hidalgo, la maire de Paris, et Jean-Paul Huchon, le président de la région, avaient demandé, en vain, au gouvernement, la mise en place d’une circulation alternée pour lutter contre la pollution de l’air et des pathologies qui y sont associées. Pour eux, en pareil cas, l’automaticité de ce mode de circulation doit être de mise, dés qu’un tel épisode est prévisible. Et bien : ce sera chose faîte très prochainement…

Déclenchement de la circulation alternée « dès qu'un épisode de pollution prolongée est prévu »

Alain Vidalies a en effet annoncé ce matin, à l’Assemblée nationale, l’édiction prochaine d’un arrêté interministériel pour accélérer le déclenchement de la circulation alternée « dès qu'un épisode de pollution prolongée est prévu ». Il faut dire que le contexte s’y prêtait. Les députés examinaient en effet une proposition de loi écologistes automatisant de telles mesures d'urgence. L’occasion pour le secrétaire d’Etat en charge des transports de souligner que « sans attendre l'issue des débats parlementaires, le gouvernement s'engage à mettre en œuvre par la voie réglementaire, les principales évolutions proposées par [cette] proposition de loi ». ainsi, par exemple, a-t-il précisé : « la définition de la persistance des épisodes de pollution aux particules sera revue afin de permettre au préfet de déclencher plus rapidement des mesures, dès qu'un épisode de pollution prolongée est prévu ». Les mesures pourront en outre être maintenues, même si les niveaux de pollution fluctuent au-deçà des seuils règlementaires. Du moins tant que les conditions météorologiques restent propices à la poursuite de l'épisode de pollution. Autre point qui devrait faire plaisir à la maire de Paris : les préfets continueront à adopter les mesures d'urgence, mais – c’était une demande d’Anne Hidalgo - après consultation d'un comité d'experts associant les collectivités territoriales. Actuellement, s’agissant de Paris, c’est un arrêté préfectoral du 30 juillet 2014 qui fixe les conditions de la circulation alternée selon deux situations : quatre jours consécutifs de « seuil d'information » ou deux jours consécutifs de « seuil d'alerte ». Des seuils établis par Airparif.