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Présidence de l’UMP: « Une primaire avant l'heure » pour Fillon, Copé « surpris »

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AFP
Le 24.07.2012 à 13:58
Présidence de l’UMP: « Une primaire avant l'heure » pour Fillon, Copé « surpris »
© afp

Jean-François Copé s'est déclaré « surpris » mardi par les déclarations de l'ancien Premier ministre François Fillon, selon lequel l'élection du président de l'UMP à l'automne constituerait « une primaire avant l'heure », dans la perspective de la présidentielle de 2017.

« Cela m'a beaucoup surpris (...) Cette élection (à la présidence de l'UMP) ne vise qu'à une seule chose: donner aux militants de l'UMP le libre choix de celui qui va diriger avec une équipe notre parti durant une période très particulière, qui n'est pas celle de 2017 (mais) celle de 2012 à 2015 », a réagi le secrétaire général de l'UMP sur RTL.

Le président de l'UMP sera élu en novembre pour trois ans par les adhérents.

« En clair, a-t-il martelé, (il s'agit de) permettre (...) à notre famille politique de faire une vague bleue aux élections municipales et aux élections régionales et départementales de 2014 pour, d'une certaine façon, répondre à la vague rose qui vient d'avoir lieu ».

Quant au fait que M. Fillon se dit persuadé de ne « pas perdre » cette élection à la présidence, M. Copé a répondu: « Les militants vont voter (...) Vous vous souvenez sans doute de cette formule de Philippe Seguin (ancien mentor de François Fillon) aux présidentielles de 1995. On lui disait que le candidat qu'il soutenait à l'époque, Jacques Chirac, n'avait aucune chance et Philippe Seguin avait fait un discours célèbre sur le thème +Circulez, il n'y a rien à voir ».

Le patron des députés UMP, Christian Jacob, a lui aussi « invité tout le monde à la prudence », en visant M. Fillon. « Vous savez, les élections avant l'heure, ce n'est pas l'heure. On a quelques exemples qui, ma foi, devraient amener à beaucoup de modestie », a-t-il souligné sur i-Télé en allusion également au match Balladur-Chirac en 1995, où Edouard Balladur était donné largement gagnant au départ.

« C'est plutôt sain qu'il y ait un grand débat démocratique » avec plusieurs candidats au congrès de novembre mais cette élection et la présidentielle, ce sont « deux choses qui sont séparées ».

« La présidence de l'UMP est pour trois ans, il y aura à nouveau élection en 2015. Il faut laisser ce débat démocratique se dérouler », a ajouté le député-maire de Provins (Seine-et-Marne), très proche de M. Copé, « le mieux en situation de nous conduire à nouveau à la victoire ».

L'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati, copéiste elle aussi, a trouvé sur RFI les propos de M. Fillon « pas très élégants vis-à-vis des militants et sympathisants ». « Aujourd'hui, le sujet, c'est d'être mobilisé pour reconquérir les territoires perdus » en 2014.

« Nicolas Sarkozy, avec beaucoup de dignité et de hauteur, (...) a reconnu et a pris toute la responsabilité de la défaite à l'élection présidentielle. Mais il n'était pas le seul: François Fillon a été cinq ans Premier ministre donc il est aussi coresponsable de cette défaite », a ajouté Mme Dati.