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Premières mesures gouvernementales pour les victimes des attentats

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Lola Palmier
Le 21.03.2016 à 17:23

Reçues à l'Elysée ce lundi par François Hollande, le ministre de la Justice Jean-Claude Urvoas, et la secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel, les principales associations des victimes des attentats se sont vues annoncées une batterie de mesures pour leur venir en aide.

« Il faut que toutes les victimes puissent avoir accès à l'information le plus rapidement possible, c'est-à-dire dès la survenance de l'évènement dramatique, et après », a déclaré Juliette Méadel, qui a reçu ce lundi les associations de victimes au côté de François Hollande et le ministre de la Justice Jean-Claude Urvoas. Pour la secrétaire d’Etat chargée de l’Aide aux victimes, le but est justement d’accélérer la prise en charge des victimes et de leurs familles, après les dysfonctionnements relevés lors des attentats de novembre, qui ont fait 130 morts et 350 blessés.

Un « guichet unique » chargé de « coordonner l'accès à l'information et le suivi des victimes » sera rapidement mis en place, tout comme un « réseau de référents uniques » chargés de leur suivi, a expliqué la secrétaire d'Etat, lors d'une conférence de presse.

La création d'un site internet pour les victimes

Un site internet où les victimes et leurs proches pourront « télécharger les formulaires » administratifs, «  les remplir et tout de suite les soumettre » aux services concernés verra le jour « le plus rapidement possible », a-t-elle ajouté.

«  Il ne faut pas qu'elles se retrouvent dans la situation où elles doivent aller frapper à chaque porte des administrations », a commenté Mme Méadel.

« Un numéro unique » faisant le lien avec « l'ensemble des numéros d'urgence » est également en cours d'élaboration, a-t-elle affirmé. Ce numéro doit être accessible « immédiatement » et opérationnel « dans la seconde si possible »  après un évènement dramatique, a remarqué Juliette Méadel.

Ces mesures font écho à de nombreuses critiques après les attentats du 13 novembre, quand les numéros verts ont été saturés et les informations ont très mal circulé, selon des victimes, qui disent avoir été renvoyées d'un service à l'autre pendant des jours.

Une réflexion est entamée autour de la définition du « statut des victimes », afin de définir lesquelles doivent être considérées comme « directes » ou « indirectes », ce qui devrait aboutir à une « clarification des listes », a déclaré la ministre.

Quelque 2.200 personnes ont déposé un dossier au Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme, à qui Mme Méadel a demandé de répondre « d'ici la fin de l'année » à toutes les demandes d'indemnisation.

La secrétaire d'Etat « a une vraie détermination » mais « elle sait qu'on va la juger aux actes et non pas simplement aux paroles », a réagi Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fenvac (Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs), qui a qualifié d' « importante » la réunion du jour.

(avec AFP)