Back to Top
×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus
Mode zen

Quitter le mode zen

Présidence COP21: Fabius ne voulait "pas de polémiques inutiles", Royal satisfaite

+A -A
Le 16.02.2016 à 10:02
Présidence COP21: Fabius ne voulait
Laurent Fabius, le 30 novembre 2015 au Bourget, pendant la COP21
© BERTRAND GUAY

Laurent Fabius a expliqué mardi avoir renoncé à la présidence de la COP 21, qu'il voulait cumuler avec celle du Conseil constitutionnel, pour éviter "les...

Laurent Fabius a expliqué mardi avoir renoncé à la présidence de la COP 21, qu'il voulait cumuler avec celle du Conseil constitutionnel, pour éviter "les polémiques inutiles", une décision saluée comme "une bonne chose" par sa rivale Ségolène Royal.

"Je ne veux pas de polémiques inutiles. J'ai présidé la COP21, en particulier à Paris lorsque nous avons pu conclure pour la première fois un pacte universel sur le climat. J'ai été pressenti par le président de la République, ce qui est un grand honneur, pour être président du Conseil constitutionnel", a expliqué M. Fabius sur Europe 1.

"Je pensais que c'était compatible et il y a eu une polémique qui s'est déclenchée. Moi, je ne veux absolument pas de polémique ni pour la COP, ni pour le Conseil constitutionnel. Donc j'ai écrit au président en lui disant que je renonçais à cette présidence pour le reste de la COP", a-t-il poursuivi.

"J'avais pris un certain nombre d'avis juridiques éclairés. Mais à partir du moment où la polémique existe, le fait qu'elle soit fondée ou non n'est pas déterminant". "Pour moi, la question est close", a ajouté l'ex-ministre des Affaires étrangères.

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal, qui avait appelé la semaine passée à "clarifier les règles du jeu", a salué mardi la décision de Laurent Fabius.

"Les règles de non-cumul s'appliquent à tout un chacun. La responsabilité des responsables publics, c'est de respecter les règles. Je crois que c'est une bonne chose", a-t-elle réagi sur RTL.

Laurent Fabius est également revenu sur l'accord de Paris du 12 décembre 2015, "plus grand accord international depuis le début du siècle", selon lui qu'il faut maintenant "mettre en œuvre".

Interrogé pour savoir si c'était la ministre de l'Environnement Ségolène Royal qui reprendrait le flambeau, il a répondu que c'était au Président de la République de choisir le nouveau président de la COP.

"C'est prévu d'ailleurs par les textes. La convention sur le climat prévoit que si le président de la COP en cours de route arrête son mandat, c'est à la partie concernée, en l’occurrence la France de désigner, qui" le remplace, a expliqué Laurent Fabius.

Depuis le remaniement Mme Royal est chargée des "relations internationales sur le climat", ce qui inclut la préparation de la réunion de l'ONU du 22 avril qui doit lancer le processus de signatures de l'accord de Paris, la mise en oeuvre des grands projets initiés à la COP (Alliance solaire, initiative pour l'Afrique....) et le suivi de l'accord climat.

La nomination de M. Fabius à la tête du Conseil constitutionnel est soumise à l'approbation des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. L'ancien Premier ministre succèderait à Jean-Louis Debré, nommé à la tête du Conseil par Jacques Chirac en 2007 et dont le mandat s'arrête le 4 mars.