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Présidentielle 2017 : Sarkozy souhaite supprimer "300 000" emplois publics

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Julie Torterolo
Le 09.03.2016 à 18:06

Dans un entretien donné au Monde, l’ancien chef de l’Etat dépeint avec fracas le mandat de François Hollande et glisse une ébauche de son programme qu’il présenterait pour la présidentielle 2017.  

« 300 000 emplois publics supprimés ». Nicolas Sarkozy l’affirme au Monde : s’il refait un nouveau mandat, une de ses mesures phares sera la diminution des effectifs de la fonction publique. « Nous ne pouvons pas continuer à avoir autant d’emplois publics en France. Il faut d’urgence revenir au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux », explique l’ancien président qui écarte d’office les services de sécurité de la manœuvre.  Pour le « candidat à la candidature » des primaires de la droite, ce principe doit même être «  inscrit dans la Constitution » et concernerait au moins 300 000 postes. Cela permettrait « 7 milliards d’euros d’économies sur la durée du prochain quinquennat », précise-t-il.

Et Nicolas Sarkozy ne s’arrête pas là. Il souhaite réformer en profondeur la fonction publique. « Equité entre le public et le privé », « 37 heures hebdomadaires payées 37 », 25% d’heures supplémentaires pour les enseignants afin «  d’aider les élèves qui ont du mal à suivre », « statut de fonctionnaire modernisé » et contrat de droit privé pour certaines missions non régaliennes sont les principales mesures abordées par le président du parti Les Républicains. Ce dernier se  félicite d’ailleurs auprès du Monde de son action 2007-2012 à l’Elysée : « le nombre de fonctionnaires d’Etat avait baissé de 150 000, contrairement à l’augmentation à laquelle nous assistons depuis 2012 ».

Sarkozy dépeint « une ambiance de fin de règne »

Au milieu des grandes lignes de son futur programme, Nicolas Sarkozy fustige également la politique de l’exécutif en place. L’ancien chef de l’Etat fait référence plusieurs fois à une attitude trop « passive » de la part de François Hollande qui reste, pour lui, « spectateur d’un PS profondément divisé ».

Au sujet de l’avant-projet de loi El Khomri et des manifestations, Nicolas Sarkozy se montre sceptique. «  Dans le meilleur des cas, la montagne accouchera d’une souris […]. Dans le pire des cas, cela aboutira à un recul général », dénonce-t-il tout en soulignant qu’il n’avait pas cédé à la pression sociale pour sa réforme des régimes spéciaux et celle des retraites. « Tous les gens qui descendent dans la rue sont [des] électeurs déçus », commente-t-il. Et quant à la primaire Les Républicains et sa rivalité dans les sondages avec Alain Juppé, l’ancien chef de l’Etat affirme ne pas se fier aux chiffres. « Ce ne sont jamais les sondages qui font l’élection et j’ai trop d’amitié pour Alain Juppé pour le cantonner dans le rôle du favori », souligne le prédécesseur de François Hollande.