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Primaire de la gauche : Arnaud Montebourg veut proposer « un autre chemin »

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Le 01.12.2016 à 15:26

L’ancien ministre présentait sa candidature à la primaire de la gauche et a fait porter ses parrainages au siège du parti socialiste.

Top départ pour la primaire de la gauche. Le dépôt des candidatures débute aujourd’hui et c’est Arnaud Montebourg qui a souhaité marquer le coup en officialisant, le premier, sa candidature au scrutin. Il a donc réuni ses soutiens et la presse sur une péniche parisienne pour réaffirmer son programme et « libérer le peuple français. »

Alors que François Hollande hésite toujours à présenter sa candidature, son ancien ministre a réitéré son attachement à la primaire, mettant ainsi la pression sur le Président de la République. « Le peuple de gauche désespère de ses dirigeants qui multiplient les actes de division » lance Arnaud Montebourg. « La primaire est l’outil du rassemblement, elle permet de choisir sans détruire, elle permet de rassembler autour d’un projet, d’une vision. C’est un fantastique outil de pouvoir et de puissance retrouvée pour le peuple » poursuit-il, se laissant aller à ses inévitables envolées lyriques. « C’est l’air du grand large qui s’engouffre dans les partis, qui les bouscule quand ils veulent imposer leur candidature, leurs projets, leurs éléphants, leurs dinosaures (…) Libérons nous des figures et des visages imposés (…) emparons nous de la primaire comme on se saisit de sa propre liberté. »

« C’est la raison pour laquelle je suis venu déposer ma candidature aujourd’hui à cette primaire de la gauche, pour proposer une alternative à la politique actuelle du gouvernement, un autre chemin » clame-t-il. S’il critique le gouvernement (« le changement devait être pour maintenant et il ne fut presque malheureusement nulle part »), il s’est longtemps attardé sur le candidat de la droite, François Fillon et sa « stratégie thatchérienne de la terre brûlée. » Pour affronter « un tel candidat libéral », il ne faut « pas un candidat social-libéral, il faut un candidat au cœur des gauches » martèle Arnaud Montebourg. Il a par ailleurs salué le ralliement de Christian Paul, leader des frondeurs et celui du député Laurent Cathala. « Nul doute que le processus de rassemblement va s’amplifier » se réjouit-il.

Arnaud Montebourg a ensuite évoqué son programme et sa volonté de transformer la politique du pays, reprenant les accents du discours du Bourget du candidat Hollande en 2012 « L’Etat a été trop faible avec les forts, et trop dur avec les faibles. Il a tout accepté de l’austérité inventée par l’Union européenne, il a renoncé devant la puissance du système financier et bancaire, il a reculé devant les chantages des grandes entreprises transnationales (…) devant la famille Mittal, qu’il aurait fallu affronter face à l’affront de Gandrange et de Florange. »

Lui veut « libérer les Français » en proposant, par exemple, un « micro-crédit universel » accordé à la banque de France pour « chaque jeune Français » qui « aura la vie devant lui pour le rembourser à l'Etat qui lui a fait confiance. » Il a rappelé sa volonté de tirer au sort parmi les citoyens une centaine de sénateurs, son intention de suspendre la directive des travailleurs détachés, la création d'une « banque d'encouragement au risque », d’un plan d'investissement public à hauteur de « 20 milliards d'euros », ou encore sa volonté de rétablir un « service national obligatoire, civil, militaire, humanitaire.»

« Venez voter à la primaire » a-t-il lancé. « Venez donner un coup d’épaule à l’Histoire. » Dans la journée, il a fait porter au siège du PS ses parrainages, dont 25 députés ou sénateurs et « une centaine » de noms au total.