PSA n'a rien dissimulé sur sa situation, assure son patron Philippe Varin

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AFP
Le 26.07.2012 à 15:12
PSA n'a rien dissimulé sur sa situation, assure son patron Philippe Varin
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PSA « n'a dissimulé aucune donnée ni aucune information relative à la situation réelle du groupe », a indiqué M. Varin devant les commissions économiques de l'Assemblée nationale et du Sénat.

« La crise qu'affronte PSA Peugeot Citroën est sans doute l'une des plus violentes qui ait été vécue par cette entreprise au cours de son histoire », a-t-il insisté.

Ce sont ces difficultés qui le conduisent à supprimer 8.000 postes en France, à réduire son activité dans son site de Rennes (Ille-et-Vilaine) et à arrêter la production à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a poursuivi M. Varin.

PSA a mis sur pied une cellule ad hoc pour Aulnay. Par ailleurs, « nous proposerons 1.500 reclassements internes pour Aulnay et 400 pour Rennes », sur 3.000 postes supprimés sur le premier site et 1.400 sur le second, a détaillé M. Varin.

Concernant l'avenir du site de Sevelnord (Nord), il s'est dit « très positif ».

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a parlé de dissimulation de la part de PSA. Il a nommé un expert, Emmanuel Sartorius, chargé de faire un point sur la santé du groupe. Ce dernier doit rendre des conclusions provisoires à la fin du mois avant un rapport complet en septembre.

M. Varin a aussi défendu la stratégie du constructeur, mise en cause par le gouvernement. Contrairement à certains de ses concurrents, PSA est encore très dépendant de l'Europe.

Il a dit avoir été surpris par « le reproche d'avoir, en somme, commis l'erreur de faire preuve d'un patriotisme économique mal conçu ».

« Contre vents et marées, nous avons maintenu sur le territoire national 100.000 emplois, 16 usines, 85% de notre appareil de recherche », a encore plaidé l'industriel.

« Aurions-nous dû nous orienter vers le +low cost+ ? Cela signifie dès lors, comme d'autres l'ont fait, nous implanter dans des pays +low cost+ », s'est-il interrogé, évoquant, sans le nommer, le cas de Renault. « Parce qu'un dispositif industriel n'est pas extensible, cela voudrait dire aussi qu'il faut fermer des usines en France ? »

M. Varin a aussi abordé la question de l'avenir de la coopération avec l'allemand BMW dans les hybrides et a reconnu qu'il y a « un écart » dans leurs orientations qui les conduisent à mener des « des discussions (...) pour qu'on résolve cette question ».