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PSA: Varin prend des engagements à l'aube d'une semaine cruciale

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Mathieu FOULKES et Pierre GLACHANT (AFP)
Le 23.07.2012 à 19:12
PSA: Varin prend des engagements à l'aube d'une semaine cruciale
© AFP
Le président du directoire de PSA, Philippe Varin, s'est engagé lundi devant Jean-Marc Ayrault à éviter les licenciements secs au sein du groupe automobile, touché par un vaste plan de restructurations, et à « faire le maximum » pour sauver le site d'Aulnay.

M. Varin a été reçu lundi après-midi durant un peu plus d'une heure par le chef du gouvernement, alors que l'annonce du plan de restructuration de PSA et ses 8.000 suppressions d'emplois a bouleversé le calendrier social du gouvernement et continue de susciter l'inquiétude sur l'avenir de la filière automobile en France et en Europe,

« Le Premier ministre a été extrêmement attentif et nous avons eu un échange très productif », a déclaré M. Varin devant la presse, à l'issue de cette rencontre. « Nous avons partagé avec lui sur ce qui se passe sur le marché européen, sur la nouvelle donne à laquelle nous sommes confrontés et la position du groupe, particulièrement difficile », a expliqué M. Varin.

Promettant un « dialogue social exemplaire » au sein de PSA, M. Varin a notamment « pris l'engagement que chaque employé ait une solution à son problème d'emploi » et qu'il n'y ait « pas de licenciement sec ».

Critiqué jusqu'au sommet de l'Etat et accusé d'avoir retardé l'annonce du plan social à l'après-présidentielle, M. Varin, dans la tourmente depuis deux semaines, a aussi promis de faire « le maximum pour assurer la réindustrialisation du site d’Aulnay (-sous-bois) », une usine emblématique du groupe, qui doit fermer en 2014.

Matignon a souligné dans un communiqué que M. Varin s'était « clairement engagé devant le Premier ministre à ce que le dialogue social (...) aboutisse à des mesures tenant compte des demandes exprimées par le Président de la République et le gouvernement sur l'emploi, les sites et la sous-traitance ».

« Accompagnement des sous-traitants »

Parmi ces demandes figurent « la limitation de l'impact sur l'emploi et l'accompagnement de chaque salarié jusqu'à l'obtention d'un emploi ».

« Le maintien d'une activité industrielle sur le site d'Aulnay-sous-Bois, la mise en place par PSA d'un plan de revitalisation sur le bassin d'emploi rennais et l'accompagnement des sous-traitants et prestataires de ces deux sites » font aussi partie des exigences du gouvernement, souligne Matignon.

Lors de son interview du 14 juillet, M. Hollande avait notamment affirmé que le plan de restructuration était "en l'état inacceptable" et devait être « renégocié ».

Dans la matinée, PSA avait déjà annoncé un accord de coopération avec le groupe japonais Toyota, qui prévoit que PSA construise des véhicules utilitaires légers pour Toyota, ce qui pourrait être un signe favorable pour l'avenir du site de Sevelnord, à Hordain (Nord).

Ces développements interviennent alors que le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg doit présenter mercredi en Conseil des ministres un plan de soutien à la filière automobile, auquel la direction de PSA apportera « tout naturellement » son soutien, selon M. Varin.

Arnaud Montebourg avait dévoilé dès le 18 juillet les grandes lignes de ce plan. L'idée d'une nouvelle prime à la casse a été écartée. Le plan passera par un « soutien massif » aux véhicules « innovants et propres », en échange de « contreparties ».

Juste avant le Conseil des ministres, M. Ayrault recevra mercredi à 08H00 Carlos Ghosn, patron de Renault-Nissan, puis, le même jour à 18H30, Louis Schweitzer, président d'honneur de Renault. De son côté, M. Montebourg s'entretiendra jeudi avec le président du conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën, Thierry Peugeot.