×En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.En savoir plus

Quand Royal se déchaîne contre Sarkozy sur Twitter

+A -A
François Vignal
Le 07.03.2012 à 13:05
Quand Royal se déchaîne contre Sarkozy sur Twitter

Hier soir, pendant que Nicolas Sarkozy répondait aux questions des journalistes sur France 2, quelqu’un n’a pas arrêté de commenter l’intervention sur Twitter. « Classique », direz-vous. Sauf que cette personne, c’est Ségolène Royal. Et elle s’est déchainée.

En début d’émission, Nicolas Sarkozy ironise. Il rappelle qu’au soir de sa défaite, la candidate du PS de 2007 avait parlé de victoire. Il ne fallait pas la chercher. « Pourquoi ce mépris de Sarkozy à mon égard en début d'émission ? La victoire dont je parlais pour la gauche, elle arrive ... » lance-t-elle, en premier tweet. Ce ne sera pas le dernier. Derrière son écran, « Ségo » enrage, « Ségo » trépigne, « Ségo » interpelle « Sarko ». On refait le match.

Face à l’ennemi, les socialistes se rassemblent : elle encourage Laurent Fabius, comme un coach au bord du ring : « Très bien Laurent. Un homme ne doit pas jouer avec l'histoire il doit la faire ». Ou « très bien Laurent. Sarkozy s'enfonce. Il bafouille ». Fabius et Royal sont pourtant loin d’être des amis.

Elle en vient à s’adresser directement à Nicolas Sarkozy. Elle lui répond : « Mais si, M. Sarkozy, avec moi la France aurait une autre allure ! Et d'autres résultats ! C'est évident ». On sent que l’ancienne championne aimerait y retourner, être là, à la place de « Laurent » pour donner le change à celui qui lui a volé sa victoire de 2007.

Alors elle ne se retient pas. Peut-être l’illusion de distance que donne Twitter. « Les attaques agressives de Sarkozy sont minables », écrit Ségolène Royal. « Sarkozy a raté l'ena. Il ne s'en est pas remis ! On peut réussir sa vie sans Rolex et sans l'ena, il faut qu'il s'en remette ! » « Rien de tel n'a été dit. Quand on ment à ce point c'est signe de faiblesse et de panique ». « Son nez s'allonge quand il dit qu'il n'a jamais menti ! » Déchaînée, on vous dit.

Les journalistes en prennent aussi pour leur grade : « 'Vous avez fait des tas de choses' dit Giesbert. Même NKM n'ose pas cirer les pompes à ce point ! » « Christophe Barbier ce n'est pas parce que Carla a dit du bien de vous dans un journal télé qu'il faut être aussi complaisant ! » Elle les défend aussi : « Il a réussi à insulter un journaliste qui n'est même pas soutenu par ses collègues sur le plateau ».

Ségolène Royal insiste sur la forme : « Ce n'est pas un sourire c'est un tic nerveux ! » « Que de tics ! Que de nervosité ! Sarkozy très mal a l'aise ». Elle lance : « Je voudrais voir Sarkozy face à une classe en Banlieue. Il ferait moins le malin ». Alors que Nicolas Sarkozy se compare à Jamel Debbouze, quand il se revoit expliquer le Fouquet’s, l’air gêné, Ségolène Royal lance cet appel : « Jamel, au secours ! »