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Quand Sarkozy se confiait à Villepin…

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Par Public Sénat
Le 29.02.2012 à 18:07

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Ce soir, à 22h45 sur Public Sénat, Dominique de Villepin lève le voile. L’ex-premier ministre, candidat à l’élection présidentielle, est l’invité de Déshabillons-les. Il s’est penché sur sa relation tumultueuse avec Nicolas Sarkozy. Dominique de Villepin raconte comment le Président de la République s’adonnait à quelques confidences au début du quinquennat : « Nicolas Sarkozy m‘avait clairement dit : "Si j’ai choisi de créer le ministère de l’Identité nationale, c’est parce que mon conseiller Patrick Buisson m’a dit qu’en faisant ça tu gagneras 7 points". (…) Il m’a dit "j’ai envisagé de ne pas le faire parce que j’ai conscience que c’est dangereux" », raconte l’ex-premier ministre (voir la vidéo ci-dessus).

« Ma relation avec Nicolas Sarkozy, qui est ancienne, n’a jamais cessé d’être une relation de confiance », assure-t-il. « Je pense que c’est une des relations les plus franches de la vie politique. Peut-être aussi parfois brutale, mais franche ». Et d’ajouter avec un petit sourire : « Je connaissais la formation du gouvernement je crois avant les membres du gouvernement »…

Si les deux hommes ont arrêté de se voir durant l’affaire Clearstream, le relation a repris après, « comme si de rien n’était. Comme quoi la vie, c’est curieux. Je l’ai retrouvé comme je l’avais quitté ». Un vrai couple.

 « J’aurais dû ne rien faire »

Revenant sur l’épisode du CPE, qui avait coûté cher à Dominique de Villepin, il lance : « J’aurais dû faire comme le font tous les bons politiques : j’aurais dû ne rien faire. Ce qui rapporte le plus en politique, c’est de ne rien faire. Ceux qui ont les carrières les plus longues sont ceux qui ne font rien », affirme l’ancien premier ministre de Jacques Chirac. « J’aurais dû ne rien faire, attendre, capitaliser politiquement, passer peut être le cap de l’élection et, en position de force, choisir le bon moment pour là, engager une épreuve de force et la gagner ». Comme un regret.

A écouter Dominique de Villepin, il a manqué de soutiens, à ce moment là, de la part de Jacques Chirac. Il renvoie en quelque sorte la responsabilité sur l’ancien Président : « Le premier ministre, à un moment donné, est malgré tout dépendant d’un Président en position de vulnérabilité à ce moment là, (…) donc plus sensible à ce que pouvait lui dire Nicolas Sarkozy, voire son entourage immédiat qui pouvait lui dire "évitons un combat de plus". (…) C’est là où quelque part Jacques Chirac abandonne, passe le témoin à Nicolas Sarkozy. Il le fait à chaud sans l’avoir évoqué avec nous, sans l’avoir évoqué avec Jean-Louis Debré, (…) ça se passe dans la tension, la pression, le rapport de force, y compris entre lui et Nicolas Sarkozy ».

Interrogé sur la rivalité qui l’opposait à Nicolas Sarkozy avant la présidentielle de 2007, Dominique de Villepin affirme qu’il n’avait pas envisagé de se présenter. C’était pourtant une hypothèse évoquée courant 2006. « J’y pensais d’autant moins que je n’ai jamais mis en place une organisation qui m’aurait permis de le faire », souligne-t-il. Le candidat de 2012 raconte ce que lui avait dit Jacques Chirac en le nommant premier ministre : « Dominique, je pense que vous devriez être candidat à l’élection présidentielle. Je pense que vous ne devez pas être premier ministre. Si vous êtes premier ministre, vous ne pouvez pas être candidat ». Dominique de Villepin répond à Chirac : « Il y a des combats qui doivent être menés (…) je fais donc le choix d’être premier ministre ».

Il se souvient : « Avec Nicolas Sarkozy, nous nous sommes vus très souvent durant cette période (…) les choses était parfaitement claires. Nicolas Sarkozy voulait être candidat. Il était président de l’UMP. Il n’y avait pas d’espace pour que je puisse moi-même être candidat ». Et Villepin de faire cette confidence : « Nicolas Sarkozy, durant la période 2005-2006, a caressé l’idée que nous puissions être candidat tous les deux, de façon à ratisser plus large au sein de nos électorats respectifs. (…) Sachant que cela pouvait parfaitement être un piège pour voir dans quelle mesure j’allais mordre à l’hameçon. (…) Je n’a jamais mordu ».

Retrouvez l’intégralité de Deshabillons-les avec Dominique de Villepin, ce soir sur Public Sénat, à 22h45.