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Réforme des sous-préfectures : « On est arrivé à l’os » selon Michèle André

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Marie-Carline Chardonnet
Le 30.10.2013 à 14:47
© AFP

Michèle André, sénatrice du Puy-de-Dôme, est la rapporteure de la mission « Administration et territoriale de l’Etat »  et surtout de  l’application de la révision générale des politiques publiques (RGPP) dans les préfectures. Le rapport est alarmant.   

«On fait tourner un moteur sans huile »

L a RGPP, mise en place en 2009, prévoyait l’augmentation des gains de productivité grâce à une organisation plus performante des services. Les gains de productivité, issus des réductions de postes annoncées, sans dégradations des conditions de travail pour les agents, ni la qualité du service public rendu,  n’ont pas été atteints.  Le constat d’amélioration n’est pas à l’ordre du jour.  Michèle André, rapportant le point de vue d’interlocuteurs à tous les niveaux de hiérarchies, a déclaré : «On est arrivé à l’os ». Et d’ajouter : « On fait tourner un moteur sans huile ».

3000 emplois supprimés

Le rapport insiste sur l’importance du sous-préfet, essentiel dans la relation entre Etat et usager. Le bilan est sans appel, le rôle des sous-préfectures est primordial  dans la mise en place de projets locaux. Le rapport instaure une répartition plus équilibrée des sous -préfectures pour éviter que certains territoires soient dépourvus de ce service.

Egalement l’amoncellement des normes administratives, soit 80 milles pages de circulaires traitées par an, doit être allégé, alors que déjà  3000 emplois ont été supprimés. Des économies budgétaires de structures sont recherchées parallèlement à cet objectif de réduction des emplois. La suppression de 3000 postes doit entrainer une économie de 104 millions d’euros en dépense de personnel et   18 millions d’euros  d’économie de fonctionnement. Une réduction drastique, qui a sensiblement ralenti le bon fonctionnement  des préfectures.