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Réforme du médicament : Irène Frachon «impressionnée», salue une «rupture»

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Le 23.06.2011 à 14:21

La pneumologue Irène Frachon, qui a mis au jour les risques du Mediator, s'est déclarée jeudi « impressionnée par l'ampleur des réformes » annoncées par Xavier Bertrand concernant le médicament, saluant des annonces « ciblées sur la sécurité des patients ».

« Je suis impressionnée par l'ampleur des réformes. Il y a une vraie rupture dans ce qu'annonce Xavier Bertrand en particulier ciblée sur la sécurité des patients, des consommateurs », a-t-elle déclaré à l'AFP à l'issue de la conférence de presse du ministre de la Santé à Paris.

« C'est vraiment un élément essentiel. Sans nier le bénéfice immense que nous apportent les nouvelles (applications) thérapeutiques, il est clairement dit que nous n'avons pas assez pris en compte les effets secondaires de ces médicaments », a-t-elle poursuivi.

 « Il y a différents volets qui ont été abordés et quand j'écoute l'énoncé de ces réformes il me semble que ce que j'ai vécu dans mon enquête sur le Mediator ne pourrait plus se dérouler de cette façon-là. Donc, de mon point de vue de praticien de base, j'y vois une amélioration franche, importante de la sécurité », a-t-elle ajouté.

« Que ce soit le traitement des conflits d'intérêt sur les experts, c'est-à-dire une amélioration de l'indépendance des décisions, une amélioration également des alertes venues de toutes parts pour la notification, l'annonce d'un portail pour avoir un accès plus simple à une information qui ne serait pas contrôlée et manipulée par des industriels ou d'autres, il y a vraiment quelque chose d'assez large pour assurer cette sécurité », a-t-elle estimé.

« Jacques Servier, le dirigeant des laboratoires Servier (qui produit le Mediator, ndlr), parle très souvent dans ses écrits de +délire dirigiste+ en stigmatisant le fait que les pouvoirs publics veulent contrôler la sécurité des médicaments et pas seulement laisser cette expertise aux laboratoires eux-mêmes. Je pense que ce +délire dirigiste+ est évidemment la meilleure condition de la sécurité des Français », a-t-elle conclu.