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Rachida Dati : « Nous sommes au degré zéro de la déradicalisation »

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Public Sénat
Le 23.09.2016 à 10:14

L’ancienne ministre de la Justice Rachida Dati était ce vendredi l’invitée de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio. Elle est notamment revenue sur la recrudescence du nombre de mineurs radicalisés, principalement chez les filles. Selon elle, le gouvernement n’a pas mis les moyens nécessaires pour lutter contre ce fléau.

L’ancienne ministre de la Justice Rachida Dati était ce vendredi l’invitée de Territoires d’Infos sur Public Sénat et Sud Radio. Elle est notamment revenue sur la recrudescence du nombre de mineurs radicalisés, principalement chez les filles. Selon elle, le gouvernement n’a pas mis les moyens nécessaires pour lutter contre ce fléau.

 « Nous sommes au degré zéro de la déradicalisation. Nous n’avons aucune méthode, aucun programme, aucun concept et aucun moyen à la lutte contre la déradicalisation. C’est une défaite tout court, et on met en danger la sûreté de nos concitoyens ».

L’ancienne Garde des Sceaux se dit favorable à la création de centres de déradicalisation pour les personnes fichées S, et, à l’instar de plusieurs membres de son parti dont Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, souhaite placer ces personnes dans des centres de rétention ou les assigner à résidence. Des Propositions qui, selon elle, ne remettent pas en cause l’Etat de droit. « Dans ce que je propose, qu’est ce qui est contraire à l’Etat de droit ? (…) Nous sommes dans un Etat de droit, et les centres de rétention existent depuis quand ? La gauche les a confortés à l’époque de Mitterrand. Nous avons beaucoup de centre de rétentions pour mineurs en France, et c’est contraire à l’Etat de droit ? »

Sur la demande du maire d’Evreux, le Républicain Guy Lefrand, de pouvoir avoir accès à la liste des fichés S de sa commune, la maire du 7e arrondissement y est favorable. « Pour des fichés S, je trouve que, quand on a des politiques de logement à votre charge, ou des politiques de protection de l’enfance, (…) et si vous avez quelqu’un qui est potentiellement dangereux sur votre commune, ce n’est pas inintéressant que nous ayons l’information ».

Rachida Dati se dit peu favorable à l’organisation d’une primaire à droite et au centre, qu’elle considère comme « une sélection par le nivellement ». Fervent soutien de Nicolas Sarkozy, elle défend les propos de ce dernier sur « nos ancêtres les Gaulois », et s’en prend indirectement à Alain Juppé, qui s’est attaqué clairement à l’ancien président en déplorant sur twitter « la nullité du débat ». 


 

 « Un pays ne peut pas tenir sans un récit et un roman national » ajoute-t-elle. « Ceux qui critiquent Nicolas Sarkozy sur ce sujet sont ceux qui n’ont jamais connu ou été éprouvés par la double culture, ou par les problèmes d’intégration de manière intime » citant ici son propre exemple et celui de Nicolas Sarkozy. « L’histoire de tous ceux qui deviennent français c’est l’histoire des Gaulois, de la Préhistoire, de tout ce que vous voulez, ça nous appartient. »