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Rebsamen : que le patronat arrête de « geindre » et de « pleurnicher » et prenne des « engagements »

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Le 16.02.2016 à 11:09
Rebsamen : que le patronat arrête de « geindre » et de « pleurnicher » et prenne des « engagements »
© afp

L'ancien ministre du Travail François Rebsamen (PS) a demandé mardi au patronat d'arrêter de « geindre » et de « pleurnicher » et de prendre des « engagements » en termes de créations d'emploi, après la mise en garde de Manuel Valls lundi sur les aides aux entreprises liées au pacte de responsabilité. « J'ai entendu ce que disait hier Manuel Valls sur la motivation nécessaire des entreprises par rapport au CICE et au pacte de responsabilité. Je pense que quand on fait une politique de l'offre comme on a décidé de la faire, parce qu'on ne pouvait pas faire autrement vu l'état de la France au mois de mai 2012, on se met dans la main, excusez-moi l'expression, des patrons, des chefs d'entreprises. La nation fait un effort, les Français font un effort formidable pour les entreprises, 40 milliards restitués, donc on en attend quelque chose », a déclaré M. Rebsamen sur LCP. Le Premier ministre a menacé lundi pour la première fois de « conditionner » les aides aux entreprises accordées dans le cadre du pacte de responsabilité. Seules 16 branches professionnelles sur les 50 plus importantes ont à ce jour signé un accord dans le cadre du pacte. « Non, on n'a pas fait preuve d'angélisme » face au patronat, a dit M. Rebsamen. « Il fallait rétablir la compétitivité des entreprises, leur redonner des marges, tout cela avait été écroulé sous Nicolas Sarkozy. Je pense que c'était la seule solution économique possible. Cela a été fait, cela a été tenu. Mais en contrepartie il faut que, non pas les chefs d'entreprise (...), mais les responsables patronaux, on l'a vu avec Pierre Gattaz, qu'ils arrêtent de geindre, de pleurnicher, qu'ils prennent des engagements ». « Pour le pacte de responsabilité, je pense qu'on devrait imposer aux entreprises des quotas d'apprentis, par exemple. (...) Donc on devrait leur imposer un certain nombre de choses », a poursuivi le maire de Dijon, qui a été remplacé au gouvernement par Myriam El Khomri en août. Interrogé sur une éventuelle candidature de François Hollande en 2017, M. Rebsamen a répondu: « Je la souhaite, ça c'est sûr. Est-ce que j'en doute? J'entends et je crois ce que dit le président de la République. Quand il a lié son sort, sa candidature à la baisse du chômage, je crois qu'il l'a fait en conscience et s'il ne réussissait pas sur ce point, je n'écarte pas qu'il ne soit pas candidat ».