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Réforme de la Constitution : « Notre ligne, c’est l’engagement du président de la République » dit Bruno Retailleau (LR)

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F.V.
Le 16.03.2016 à 19:45

Pour son discours en ouverture des débats sur la révision de la Constitution au Sénat, Manuel Valls a parlé sans gants. Il a reproché aux sénateurs la « posture » de la Haute assemblée sur le sujet, qui empêche tout accord avec les députés. En réponse, Bruno Retailleau a pointé « l’attitude un peu provocatrice » du premier ministre. « Vous ne pouvez pas proclamer votre amour du bicamérisme tout en nous demandant de nous aligner sur l’Assemblée nationale » a-t-il demandé.

La majorité sénatoriale se réfère au discours du Congrès de François Hollande, pour réintroduire les binationaux sur la déchéance. Ce qui pousse le président du groupe LR à être plus royaliste que le roi et à défendre, contre l’avis du gouvernement, les propos du chef de l’Etat. « Notre ligne, c’est l’engagement du président de la République, tout l’engagement du président de la République, rien que l’engagement du président de la République » a lancé Bruno Retailleau. « Nous sommes tenu par ce pacte de Versailles ».

Les députés PS ont eux décidé d’appliquer la déchéance de nationalité à tous les Français, au nom de l’égalité. C’est au nom de cette même égalité que Bruno Retailleau s’oppose à la création d’apatrides. Il retourne l’argument de l’égalité. « Demain, la déchéance priverait les mononationaux de toute patrie alors que pour les binationaux, il resterait une patrie. Le concept d’égalité n’opère pas ».