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Révision constitutionnelle : « S’aligner sur l’Assemblée nationale, on ne sait pas faire » prévient Michel Mercier

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Simon Barbarit
Le 16.03.2016 à 16:51

En pleine discussion générale sur la révision constitutionnelle, l’ancien ministre de la Justice, le sénateur centriste Michel Mercier a fait rire Manuel Valls en assurant à sa manière que la Haute Assemblée exercera son pouvoir constituant.

Si Manuel Valls a réaffirmé, cette après-midi son attachement « au bicaméralisme », Michel Mercier en a profité pour lui rappeler avec le sourire, que dans un système bicaméral, en matière de réforme constitutionnelle, le Sénat a le même pouvoir que l’Assemblée nationale. « Dans ce cadre là, le Sénat doit prendre ses responsabilités de constituant (…) Imaginez que l’une des deux assemblées qui doit lancer le processus constitutionnel dise : je ne fais rien, je laisse faire l’autre. On ne peut pas marcher que sur une jambe pour réviser la Constitution ». Une heure plus tôt, Manuel Valls avait « profondément regretté » que la droite sénatoriale prenne le « contre-pied du consensus » sur l'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution. A l’inverse des députés, les sénateurs ont,  en effet, souhaité inscrire noir sur blanc que la déchéance ne puisse concerner qu’une personne « disposant d’une autre nationalité que la nationalité française ».

Il avait par la suite reproché au Sénat sa « posture » avec sa « proposition sur la déchéance qui ne sera jamais adoptée par une majorité de députés ». « Une provocation » pour Michel Mercier qui ajoute : « Il vous appartient à vous en tant que Premier ministre de construire le consensus (…) vous ne pouvez pas nous dire l’Assemblée a pris une position. Alignez-vous ! Ça on ne sait pas faire. Honnêtement, s’aligner, on ne sait pas faire. Je ne serais pas centriste si je savais m’aligner ». Une considération personnelle qui a eu le mérite de faire rire Manuel Valls.

Une fois les rires passés, retour aux choses sérieuses et à Michel Mercier de réaffirmer que la majorité du groupe centriste du Sénat votera pour les modifications de la réforme constitutionnelle adoptée en commission des lois du Sénat. Manuel Valls ne rit plus.